28 février 2007
Nouveau site pour FRI
Je viens tout juste de mettre le site web de FRI en ligne. 2e hourra!
http://www.fundacionretointernacional.org.ec

Le point final sur mon travail à FGE
La deuxième partie du stage a été super productive à la Fundacion General Ecuatoriana. On m'a donné beaucoup de travail et j'ai heureusement réussi à tout finir à temps.

J'ai fini le site web. Hourra! Depuis hier soir il est en ligne sur www.fge.org.ec. Toutefois, je n'ai malheureusement pas eu assez de temps pour concrétiser mon idée de newsletter. Maria Dolores et Jorge sont très contents du résultat. Plusieurs employés m'ont aussi dit qu'ils me félicitaient et que j'avais bien du talent :)

En plus du site, j’ai aussi réalisé le triptico du SIL (Servicio de Insercion Laboral). On appelait le projet un triptico, mais en fait j’ai plutôt créé un quatrotico, car il se plie en 4. Le haut de l’image ci-contre est l’intérieur, le bas l’extérieur. En bas à droite se trouve la couverture, à partir de laquelle on ouvre le dépliant selon son profil : à la partie jaune pour une personne handicapée cherchant un emploi ou à la partie rouge pour une entreprise qui pourrait offrir du travail. J’ai dû passer un bon 3 heures à l’entreprise qui fait l’impression pour faire des réajustements. Le dépliant était supposé être conçu d’une autre façon au départ et mon document ne se pliait pas aux bons endroits à la perfection. Je suis principalement une designer web et je n’ai pas fait beaucoup de travail imprimé, je suis contente d’en faire un peu ici, j’apprends des choses.
Ensuite, j’ai conçu une bannière publicitaire pour le programme Best Buddies qui sera imprimée en 2m x 3,5 m puis accrochée à la Bombonerita, stade de futbol. Je suis allée avec Maria Dolores à une partie de futbol du programme afin de prendre exactement la photo que je voulais. Ma caméra de qualité assez moyenne dans ce stade à moitié éclairé, m’a donné une image un peu pixélisée. La bannière sera vue de très loin, alors je ne crois pas que ça se remarquera.
On m’a chargé d’intégrer tous les Tablon de Anuncios, de janvier à avril. Mon nouveau modèle sera par la suite utilisé pour les publications ultérieures.
Finalement j’ai travaillé sur un catalogue de produits du PRAM (Centre de formation des personnes handicapées mentalement). J’ai dû le concevoir très rapidement car Maria reçut le contenu tardivement. Elle fut très contente du résultat.
Lors de ma dernière journée de travail, j’ai mis le site en ligne, juste après avoir demandé le go officiel de Jorge. Il m’a fait assoir et m’a dit qu’il était très heureux du travail très professionnel que j’avais réalisé lors de mon séjour à la fondation. Le 15 mars prochain, FGE organise un grandiose souper à un hôtel luxueux. Les invités sont des présidents d’entreprises ayant payé 1000$ pour chaque billet. Uniquement 5 personnes de la fondation prendront part à cette soirée. Devinez quoi? Il m’a invitée!
27 février 2007
Fruits d'Équateur
L'autre jour, je suis allée au marché avec José. On a acheté tous les fruits que je ne connaissais pas afin de faire une dégustation.
La Granadilla a un goût très doux et très sucré. (Malheureusement) elle est remplie de dizaines de pépins, assez gros. Il faut littéralement les avaler tout rond, donc on profite pas longtemps du goût. J'aime le goût, mais le fait qu'il y ait plus de pépins que de truc à manger me décourage...
Le Pepino (ne pas confondre avec le concombre, qui s'appelle pepinillo) n'a pas beaucoup de goût. J'ai réussit à le manger en ajoutant du sucre sur chaque bouchée que je prenais. Ainsi son goût ressemblait à celui du cantaloup, mais plus fade.

La Tuna (oui oui, comme le poisson) est un fruit d'un genre de cactus. Elle ne goûtait pas grand chose. Tellement qu'on a pas fini de la manger.

Le Taxo au contraire a un goût plus prononcé. Ce fruit est plutôt utilisé pour faire des jus, avec du lait. Mangé tel quel, il a un goût étrange, fort, épicé (pas dans le sens de pimenté, mais dans le sens qui goûte comme une épice). José m'a fait un jus avec du lait et du sucre et j'ai beaucoup plus aimé.
Le Tamarindo est plutôt utilisé pour faire des confitures et de la crème glacée. On ouvre l'espèce d'enveloppe dure et brunâtre et on trouve un -fruit- enrobé d'une substance collante et sûre. Bien, mais disons que ça se mange pas tel quel, je vais essayer de l'essayer en crème glacée...
Le Zapote est un fruit de la famille de la mangue. José l'aimait beaucoup, mais moi je ne trippais pas, sa texture me rappelant trop celle de la citrouille. Goût encore un peu fade, qui pourrait rappeler celui de la mangue.

Le Pitajaya est mon 2e préféré. J'étais pas mal étonné de découvrir dans celle enveloppe semblable à un petit ananas, un fruit blanc parsemé de petites granules noires, un peu comme le kiwi. Goût fruité, léger.
L'Achotillo est mon préféré. Je le connaissait déjà (vous le connaissez sous le nom de litchy), mais ici son apparence extérieure est un peu différente. Il est frais, donc son enveloppe n'est pas dure et brunâtre, mais encore un peu molle et rougeâtre, et les petits poils sont encore présents. L'intérieur a vraiment une apparence étange, on dirait un bout d'organe quelconque, mais c'est vraiment délicieux. Miam.
Le Chirimoya
a presque l'air d'un légume. L'intérieur est blanc, un peu pâteux, sucré et parsemé de plusieurs gros pépins. Bien.
23 février 2007
San Jacinto
À l’occasion du carnaval, tout le monde avait le lundi et mardi de congé, on en a profité pour aller à la plage, plus précisément à San Jacinto, où le père d’un ami de José Luis possède un hôtel.
Petite erreur, j’avais invité Olga à se joindre à nous. José m’avais averti qu’elle n’était pas un cadeau en voyage. Je sentais qu’elle voulait venir, pas rester seule à Quito cette longue fin de semaine, je me serais sentie mal de l’abandonner. J’ai déjà raconté à quel point elle oublie toujours tout, alors ce fut pas du tout une surprise lorsqu’elle oublia sa mallette dans l’autobus en descendant à San Jacinto. La destination finale du bus était Bahia de Caraquez ; José s’offrit immédiatement pour aller la chercher et dût attendre sous le cuisant soleil de midi un autre bus y allant, afin d’aller récupérer la maudite valise de sa maman. Olga mit à l’épreuve sans cesse notre patience durant ce weekend… Elle marchait toujours ultra lentement, avait apporté 4 paires de sandales propres pour sortir, mais aucune pour simplement marcher, avait faim à des heures inappropriées, s’inquiétait pour un rien, n’était pas prévoyante du tout, oubliait maintes fois différentes choses. José se sentait comme s’il devait toujours penser pour deux, surveiller toutes ses affaires pour être sûr qu’elle n’oublie rien. Autre détail, l’ayant toujours avec nous, disons que moi et José on avait beaucoup moins d’intimité. Heureusement que Santiago était là pour s’occuper un peu d’elle…
Côté forme, disons que je ne pétais pas le feu en fin de semaine. Première fois que j’allais à la plage et que c’était non seulement très chaud, mais humide, suffocant. Le samedi en particulier me faisait penser à nos canicules, un climat duquel j’aurais préféré me cacher dans un sous sol ou une pièce à l’air climatisé. Mais non, nous on prenait le bus et on marchait, et marchait. Pas étonnant que je ne me senti vraiment pas bien à bord du bus vers Bahia de Caraquez. Je me sentais blanche, étourdie, ultra fatiguée… Heureusement que José était là pour prendre soin de moi. Après plusieurs bouteilles d’eau et de gatorade je me senti mieux. Mais toujours aussi fatiguée. J’ai dû passer plus que la moitié de la fin de semaine étendue à me reposer, car la chaleur et les nuits courtes m’épuisaient. On faisait du camping dans la cour arrière à côté du stationnement et nos nuits étaient très courtes car l’activité commençait très tôt le matin. De plus, on ne dormait pas très bien, car on manquait d’air dans la tente et on était dérangés par les moustiques et la pluie. Au aurait bien souhaité pouvoir avoir une chambre, mais tout était plein pour le carnaval.
Je crois que le carnaval est célébré un peu partout en Amérique du Sud, une occasion de fêter la joie de vivre. Partout en Équateur, les enfants, ados et même adultes aspergent les passants (plus souvent les passantES) d’eau et quelquefois de mousse, ou de craie colorée. Les fusils à l’eau sont en ventes sur plusieurs coins de rues. Les ballounes d’eau sont une autre arme utilisée. Il faut bien surveiller ses arrières pour ne pas être une victime, surtout les filles moindrement jolies. Je me suis fait aspergée d’eau environ 5 fois et mis de la mousse dans le dos 3 fois… Les gens aspergent même les bus, gare aux fenêtres ouvertes! À Manta, José et moi on a vu une fille toute pomponnée se faire verser une méga chaudière d’eau sur elle, de la fenêtre d’un bâtiment.
L’hôtel de l’ami de José, Pedro, était en fait ZE hôtel de San Jacinto. Blanc, plusieurs étages, très beau, avec gigantesque piste de danse et restaurant, tables de pool et piscines. Le barman qui y travaillait ne connaissait pas de cocktails et José s’improvisa quelquefois barman. Olga et moi on avait pratiquement tous les drinks qu’on souhaitait gratuits (on n’en abusa toutefois pas). Je pu pratiquer la salsa avec mon chéri et Santiago. Je m’en viens pas pire…je compte faire un vidéo pour vous montrer mes talents, surveillez-ça! (À mon retour je ferai partie de la troupe d’Anne-Marie ah ah!)
On se baigna un peu dans la mer en face de l’hôtel, mais les vagues me faisaient peur… On ne se trouvait pas très loin, seulement assez profond pour avoir de l’eau aux genoux mais elles arrivaient avec une telle force qu’elles pouvaient facilement nous renverser. José a entendu à la tv que seulement durant le carnaval, il y avait eu 700 appels d’urgence, dont 400 dans la province de Manabi (plage du sud où on se trouvait). J’arrive facilement à croire qu’une bonne partie de ces appels sont des noyades. Par contre, la mer si dangereuse soit-elle, nous offre quelquefois de magnifiques couchers de soleil…
Côté balades, on ne s’aventura pas très loin, particulièrement car il faisait si chaud. Le samedi allât faire un tour à Bahia de Caraquez, où les plages étaient bondées de monde. On prit le bateau pour traverser la baie en observant les pélicans qui pêchaient. De retour à Bahia, je découvris un mini magasin où une madame vendait des caramboles 2 POUR 5 cents!!! J’en pris 10!! Depuis des jours que je cherchais des caramboles!! José dit que le père de Pedro fut étonné de voir que je mangeais ces -choses- qu’il considérait comme des ordures (??) parce que supposément qu’elles poussent partout, or à date j’en ai vu nul part. Une carambole coûte environ 3$ au Québec. Et 2 sous et demie ici! Wow! Disons que j’achète pour 50$ de caramboles ici, et que je les exporte au Canada… ca me donne donc 6000$. Et si j’en achète pour 5000$? Oui oui, 200 000$! Bien sur, ce sont 2 cents et demies US, alors ca en donne un peu moins et faut compter les frais de transport et tout… Mais bon, même si ca donne la moitié de la somme, c’est fou. Je me pars une entreprise d’exportation de caramboles, qui embarque?
C’est rarement la routine ici. Péripétie par-dessus péripéties, le royaume des choses inattendues. Une panne de courant plongea San Jacinto dans le noir durant une bonne partie de deux soirées. Causée par une trop grande demande, la cortado de Luz (panne de lumière) nous obligeât à manger à la chandelle et le samedi soir Olga et moi à cuisiner à la chandelle. On avait acheté du poisson fraichement pêché le matin, et le soir on parvint finalement à le cuisiner dans la cuisine, disons-le pas très salubre de l’hôtel où dormait Olga. Je crois que Patate aurait capoté, de voir les conditions dans lesquelles on cuisinait. J’ouvre le frigo, insectes se promènent sur la viande. Sur le comptoir, les fourmis se promènent tout proche de l’assiette où je cuisine, qui est déposée à côté du sac de nourriture pour chien. Le mieux que je peux faire c’est d’aller me laver les mains ultra souvent… mais il n’y a pas de savon! Grr! Étonnamment, ce poisson fut un des meilleurs que je n’ai jamais mangé. On soupa sur une table dehors, où une famille finissait de manger… une famille qui n’en finissait plus de me regarder. Alllo! Oui je suis la! Ca me tape un peu, cette attitude vraiment pas subtile de dévisager le monde différent…
Le plan initial était d’aller à Guayaquil après San Jacinto. On ne trouva toutefois pas de billets de bus pour y aller. Bien, si il y en aurait eu, mais sans salle de bain, et avec mon penchant de déshydratation et dans une Guayaquil réputée pour être très chaude, je ne crois pas que j’aurais apprécié l’expérience. On se dirigea donc à Manta, où on trouva un hôtel frais avec piscine sur le toit et vue sur mer pour 10$ par personne. José me dit que c’est ici qu’il aimerait rester, car il aime la plage et les grosses villes. On allât se promener au Malecon, ou se trouvent plusieurs restos (dont un géré par un Algérien dont la femme est de Montréal). On apprécia grandement d’être enfin seuls…
Le retour en bus fut pénible. Premièrement la dame du bus décida que je ne pouvais pas amener mon sac à dos à bord. Ensuite le bus s’éternisa durant de longues minutes plusieurs fois à différentes places. Finalement on arriva à Quito à 12h30, après 10h30 de route! Maudit bus de jour!
Toutes les photos
http://www.ringo.com/explore/member/album/photo.html?photoId=197411339&albumId=41627004
22 février 2007
Trajet Quito-Playa en bus
3 fois j’ai pris le bus de nuit de Quito pour aller à la plage. On préfère prendre le bus de nuit, car on arrive plus tôt à la playa, le temps passe plus vite car on se repose et trajet est plus court. Durant un trajet de jour, les arrêts sont très nombreux (un voyage de 9h de nuit peut alors en prendre 10h30 le jour).
Je ne peux pas dormir dans les transports, que ce soit en avion ou en bus, alors disons que je vois plus le temps passer…
- 21h35 : Arrivée à la Panamérica. Il y a plusieurs bus dans le même emplacement, on demande lequel part à 22h. Il fait très froid et pleut, on entre dans le terminal attendre ou des familles attendent en regardant un des deux soap-operas qui jouent sur les vielles télévisions accrochées au plafond
- 21h45 : On entre dans le bus. Je remarque que les quatre premiers sièges sont occupés par des gringas aux cheveux blonds. Les touristes étrangers achètent généralement leurs billets très en avance alors ils ont souvent les premiers bancs.
- 21h53 : Départ de Quito. Une chance qu’on est arrivés avant, cette fois le bus part un peu avant son heure…
- 22h30 : Un employé met un film, cette fois on a droit à un vieux film de Jean Claude Van Damme à propos chinois de la mafia cherchant sa fille.
- 22h40 : Il fait très froid dans le bus, je suis bien contente d’avoir mis mes jeans et mes bas chauds, je sors mes pantalons pyjamas de mon sac à dos et les je les enroule autour de mes jambes pour me réchauffer
- 23h45 : Je me repose en écoutant la musique qui se trouve dans mon folder de musica nueva, le même que j’écoute en boucle depuis des semaines
- 24h00 : Je remarque que José dort à côté de moi
- 24h30 : Je mets mes précieux bouchons pour les oreilles
- 1h30 : Il commence à faire chaud, j’enlève mon coton ouaté
- 1h45 : Je remarque que le chauffeur utilise souvent les freins ; normal on passe de 2800 mètres d’altitude au niveau de la mer
- 2h00 : Il fait de plus en plus chaud et surtout, surtout très humide. J’ouvre la fenêtre pour pouvoir mieux respirer. J’enlève mes souliers, mes bas chauds, je retrousse mes jeans aux genoux
- 3h00 : Je regarde autour de moi, tout le monde dort, je suis jalouse.
- 3h15 : Il fait très chaud, ouff, je prends à chaque 10 minutes de grandes bouffées d’air de la fenêtre. J’ai vraiment chaud avec mon chandail à manches longues. Tout le monde dort, alors personne ne me voit lorsque je l’enlève en vitesse pour mettre ma camisole.
- 3h30, 4h00, 4h30 : je me repose, et regarde l’heure de temps en temps, le temps passe quand même vite lorsqu’on se repose…
- 5h00 : Je regarde à l’extérieur, le soleil se lève sur un paysage enveloppé de nuages
- 5h15-5h45 : Je dors une demie-heure
- 7h00 : On est enfin arrivés, on débarque du bus, les chauffeurs de taxi se précipitent vers nous
15 février 2007
Dia del Amor y de Amistad
La St-Valentin est célébrée le 14 ici aussi (en Colombie c’est en septembre). Elle se déroule comme au Québec, on donne et reçoit des fleurs et des ballons en formes de cœur.
Le matin à la job, le boss, Jorge, a donné une rose à chacun. Après le travail, je suis allée sur l’avenue Colon, magasiner des cadeaux pour mon chum. Il n’était pas question que j’achète des fleurs et du chocolat, pas assez personnalisé comme cadeau. J’ai finalement trouvé une casquette blanche (parce que toutes celles foncées qu’il a pâlissent au soleil) et un cadre malade en forme de ballon de futbol. Puis je suis allée au Megamaxi acheter des trucs pour souper et un gros pot de manjar pour mon carino.
Toutefois durant mon magasinage… j’ai perdu mon cell. Je venais d’écrire un message à José, je l’ai déposé dans la salle de bain pendant que je me changeais et je l’ai oublié là. Lorsque j’ai réalisé que je ne l’avais plus, j’étais dans le Trole, presque arrivée chez mon chum. J’ai fait demi-tour et je suis revenue en courant vers le magasin mais il était trop tard. J’étais fâchée, mais vite je me suis dit que ce n’était pas si pire. Ce n’est pas comme si j’aurais perdu ma cam… ou le portable…ou une jambe. De plus la maman de José a un cell pareil au mien qu’elle n’utilise pas, alors c’est probable que le prendrai. Toutefois, après avoir perdu mon cell, je perdi la rose, que je comptais donner à la mama de José. Grrr.
J’avais travaillé tard la nuit précédente et je n’avais pas bien dormi. J’étais morte quand j’arrivai chez José et j’ignore encore où j’ai puisé l’énergie pour mettre mon plan à exécution. J’ordonnai à José d’aller faire un tour à la salle de bain. Je gonflai deux ballounes rouges et une rose, dans lesquelles j’avais auparavant insérer des petits papiers. Je lui dis de sortir, lui donnai les ballons, qu’il dégonfla afin de trouver les indices à propos des cachettes ou se trouvaient ses cadeaux. Après un temps de recherche plus long que je pensais, il trouvât finalement ses 3 cadeaux, un dans le fourneau, un dans un tiroir et un dans le congélateur. Il me dit qu’il n’avait jamais fait de chasse aux trésors! Ouf, pauvre lui, moi mon enfance n’aurait pas été la même sans chasse aux trésors! Bref il était super ultra heureux de mes cadeaux, se sentait poche de m’avoir offrit juste des fleurs, mais bon, je m’en fou un peu, il est tellement gentil et attentionné que tous les jours pour moi c’est la St-Valentin. J
12 février 2007
Rester ici
J’adore vraiment ça ici. Je comprends de plus en plus les personnes qui y viennent une fois, et qui décident finalement d’y rester.
Géographiquement et côté tourisme, l’Équateur est plus qu’intéressant. Les montagnes, la forêt ennuagée, la plage, la jungle. Et tout ça à distance très raisonnable. Je trippe rando en montagnes et ici c’est pas les montagnes qui manquent. De plus, on fait 2 heures de bus, on est dans la rainforest, entourés de papillons et de cascades. On fait 6 hres de bus, on est à la plage. Au Québec, on fait 6, 10, 12, 18 heures de route, et le paysage est quasi le même.

La végétation est vraiment impressionnante, je crois qu’à chaque jour je découvre une nouvelle sorte de fleur. Lors des voyages en autobus, je ne fais que contempler les paysages, les plantes et les arbres aux formes époustouflantes, et le voyage passe super vite. L’Équateur regorge de fruits, dont au moins une dizaine que je n’avais jamais goutés auparavant. Et ils sont vraiment excellents, car ils mûrissent sur l’arbre, et non dans un camion. Les mangues sont extraordinairement bonnes et pas fibreuses du tout. Je n’oublierai jamais celle que j’ai mangée à Puerto Lopez. Au Québec, côté végétation, disons que c’est pas mal bouleaux, érables, pins, et bien des choses que j’ai vu des milliers de fois. Bon, j’avoue qu’au Canada, il y a l’automne qu’il n’y a pas ici, ça je le concède. Mais encore là, je l’ai vu 1000 fois l’automne.
Le climat est idéal. Jamais trop chaud, jamais trop froid. Au Canada, l’hiver est horriblement trop froid (Il fait -22C en ce moment je crois?). L’été est trop chaud, humide, irrespirable. Il doit y avoir environ une vingtaine de jours idéal, pas trop chaud, pas trop froid, et durant lesquels il ne pleut pas. Ici ce sont tous des jours comme ça. José trouvait étrange que je dise qu’on ne puisse pas écouter un film, s’il fait beau dehors. J’ai le réflexe de ne pas rester en dedans s’il fait beau, pour -profiter- de l’opportunité qu’il fait beau. Or ici, il fait beau tout le temps, alors on peut se permettre de faire des choses en dedans, même s’il fait beau dehors. Un luxe que je ne peux pas me permettre au Québec.
Le rythme de vie et surtout de travail est plus lent, beaucoup moins stressant. À ma job de la fondation, on a plusieurs fois pris un demi après-midi pour célébrer un départ ou une personne nouvellement diplômée. On sort le vin, la pizza, et on discute jusqu’à 3h30, tout ça sur le temps de travail. On peut aisément partir du travail plus tôt ou arriver plus tard, sous prétexte de chose familiale importante à faire. Les personnes le comprennent car la famille, c’est plus important que le travail. Au Québec, toutes les minutes de travail sont minutieusement comptées, vous devez travailler 40 heures piles. Et les processus pour augmenter la productivité sont mis en place un après l’autre.
Le pays me donne une impression d’authenticité. La culture quechua est encore bien présente. On peut voir plusieurs femmes revêtent leur costume traditionnel, même dans une métropole comme Quito. C’est bien de voir que leur culture ne s’est pas complètement effacée avec les décennies. Même le président Correa parle un peu de quechua. Côté pub, le marketing est très simplet, alors certaines pubs ultra quétaines me font bien rire. Plusieurs enseignes, sont peintes à la main sur les murs et sont presque des œuvres d’art. Au Canada, les indiens sont mis dans des réserves, et je doute que notre premier ministre parle leur langue. La pub nous brainwash tellement qu’on en oublie le produit quelquefois.
Plus de contact humain. Les personnes s’entraident facilement, même si quelquefois elles ne se connaissent presque pas. Lorsque je prends le bus, le chauffeur se souviens précisément de qui a payé ou pas dans la foule d’une trentaine de personnes. Dans presque tous les petits magasins ou les kiosques, on peut négocier. Lorsqu’on croise un ami ou une connaissance, on donne toujours 1 bec sur joue à l’arrivée et un au départ. Même si la rencontre est très brève (ex : en traversant la rue). Il arrive souvent ici que des inconnus nous saluent, dans un ascenseur par exemple, tout le monde se dit bonjour et aurevoir même si on ne se voit que 2 minutes, et qu’on ne se connait pas. Au Canada, il arrive quelquefois qu’on ne salue pas les connaissances lointaines et encore moins les inconnus.
Beaucoup d’attention envers les filles. Surtout envers les gringas, mais aussi envers les filles locales. On se fait dire à chaque coin de rue par des inconnus, hola hermosa (magnifique), hola reina (reine), you are beautiful (pour les gringas). On se fait klaxonner par une auto sur trois. Ca peut être achalant, je l’avoue. Mais à quelque part, tu te fais tout le temps complimenter, alors bon… La mère de José me disait : Quand je me sens triste une journée, j’ai juste à sortir faire une marche dans le quartier, je me fais dire 4 fois que je suis belle et ca va mieux. Au Québec, je me fais dire par mon chum (quand j’en ai un) ou mes amis que je suis belle, mais pas à chaque coin de rue comme ici.
Plus de joie de vivre. Un mot, danse. Dès qu’il y a un événement moindrement spécial, tout le monde se met à danser. Peut importe l’âge. Même petits les enfants savent danser. Il y a des enfants partout, tout le temps, qui amènent beaucoup de vie. Il y a toujours de la musique dans les autobus, de la musique parlant d’amour et souvent de danse. Ca semble toujours le printemps ici, les couples sont enlacés, marchent ultra près, se tiennent par la main. Au Québec, lors de grands rassemblements, même gigantesque, on ne danse pas…ca manque un peu de vie je trouve.
Des choses inattendues qui font sourire. Beaucoup d’amuseurs publics, partout. Des cracheurs de feu, des jongleurs au coin des rues. Je prends le bus, et j’aperçois un homme-robot dans le deuxième banc. Sur mon chemin vers le gym, j’entends un hola, hola aigu, je lève la tête, un perroquet se balade sur le toit. Des chiens de toutes les races se promènent dans les rues, même des chiens-saucisse (ah ah). Des vendeurs ambulants, de trucs tous plus farfelus les uns que les autres. Vous avez besoin d’un entonnoir? De lacets? Des personnes random qui font des speech dans les transports, demandent un peu d’argent en racontant leur histoire. Autre type de surprise tout le long de la journée, les messages textes (surtout de José Luis). Bref, il y a toujours de quoi de nouveau à voir et on ne s’ennuie pas, même lors d’un trajet en autobus. Au Canada, les journées se ressemblent, et si on veut voir des amuseurs publics il faut aller au Vieux-Port.
Si facile de rencontrer des personnes. Les personnes s’échangent facilement leur numéro de cellulaire. Facile de rencontrer des gringos, car on voit bien qu’on est tous les deux des étrangers, alors ca fait déjà un point en commun. Au Québec, pour rencontrer du nouveau monde, la solution est trop souvent Réseau Contact.
Le cout de la vie. 3 fois moins cher en général. J’apprécie particulièrement mon gym à 2.50$, qui me permet de payer à la fois, ce qui serait impossible, ou très cher au Québec.
Les designers web sont très rares ici. Ce sont souvent des ingénieurs de systèmes qui ont quelques connaissances en web, mais ne sont pas des spécialistes. En résultent des sites plutôt décevants. La demande de designers web est très élevée et l’offre très faible, ce qui fait que c’est quand même bien payé, surtout pour les personne possédant leur compagnie. Les deux personnes à qui j’ai offert de faire un site web ont accepté (fils de mon boss et le comédien engagé pour la fête de mon boss). Je suis sûre qu’avec un portfolio papier à présenter et José comme directeur des ventes, je pourrais faire un malheur ici. Au Québec, il y a trop de designers web. Des centaines de cégépiens étudient le multimédia et par la suite vont travailler à Montréal.
J’apprends. Nouvelle langue. Ça fait plusieurs années que je ne vais plus à l’école et j’aime apprendre. J’aime bien l’espagnol, pouvoir parler 3 langues était sur ma liste de chose à faire dans ma vie. J’aime bien le français, traduire et écrire. On ne m’a jamais demandé de faire de la traduction avant et j’aime bien ça. J’ai traduit le contenu des sites de FRI et de la compagnie d’orchidées à Gabriel. J’aime bien écrire aussi, et j’ai plein de choses à raconter ici, plein de remarque à faire… Au Québec je vie beaucoup moins d’aventures qui ne valent pas la peine d’être racontées.
Plusieurs repères, qui me font sentir chez moi. Restos américains, dont mon si chéri Dunkin. On peut voir les derniers films américains au Cinémark. Je peux acheter le dernier cd de My Chemical Romance au coin de la rue pour 1$. Je peux accéder internet presque n’importe ou pour aller voir mes mails ou le site de Radio-Can. Je peux parler français avec José Luis.
Et bien sur la raison ultime, José Luis. Lui et sa mère me font vraiment sentir bienvenue et comme chez moi chez eux. Mon chum est un ange, et sa mère est devenue mon amie. Ils sont plus que patients avec moi, qui se comporte quelquefois en nina…
J’avais lu une fois à quelque part sur un site de rencontre, une personne qui disait ne pas vouloir passer toute sa vie au Canada, ce pays incolore, inodore et sans saveur. Je comprends maintenant ce qu’elle voulait dire.
Vanessa
Vanessa et moi on s’entend vraiment bien. On a une grande complicité, même si on est très différentes.
Elle me rappelle un peu de ma sœur sur certains points. Elle est super le fun et a super gros d’imagination (comme moi, oh oh, :P). Par contre, quelquefois, elle refuse des invitations super intéressantes pour une raison x, même si c’est évident qu’elle aurait du fun. Et inutile d’essayer de la faire changer d’idée, elle est têtue. Comme la rando en vélo à Banos, c’était vraiment extraordinaire et nullement forçant physiquement, mais elle a refusé. Elle ne s’est aussi jamais baignée dans la mer ou dans les bains thermaux, elle aurait pu s’acheter un maillot mais ne l’a pas fait. On s’entend bien, mais je crois que ca serait pas une bonne partner de voyage, elle préfère errer dans les villes, rencontrer du monde spécial hippie, moi j’aime mieux voir les attractions autour et marcher dans les montagnes.
Elle dit qu’elle veut aller sur tous les continents avant 25 ans. Elle est allée au Japon, à San Francisco et en Europe. Elle a des amis au Chili, et de la famille un peu partout dans le monde. Elle trippe sur Ben Spencer, qu’on a vu en show à Toronto. Elle adore le cheesecake, le bubbletease, le thé noir, les gars barbus et les mathématiques. Elle a 2 tatoos, dont un symbole mathématique sur le poignet. Elle a un chum qui s’appelle Aaron. Elle a des dreads car elle veut se raser la tête après. Elle grimace toujours sur les photos. Elle se promène toujours avec son parapluie avec une tête de canard à laquelle il manque un oeil.
Elle adore sa job ici, car elle travaille avec des féministes. Elle passe plusieurs soirées à lire dans sa chambre, et sa famille l’aime bien car elle est tranquil. Elle reste à Edmonton, et certains paysages d’ici lui rappelaient ceux d’Alberta.
Je n’ai jamais vu la partie ouest du Canada, et elle m’a invité à aller faire un tour chez elle cet été. Je pense y aller en début août en focus, avec Patate. Enfin un tit voyage avec ma sister! J’ai hâte! West Edmonton Mall, Lac Louise et musée de dinosaures! Je ne sais pas ou je vais en avril, mais je sais ou je vais en août.
08 février 2007
Assurance-santé du Québec
Ma carte d'assurance-maladie expire fin avril. Je dois donc la renouveler. Il est possible de la renouveler à distance, mais supposément que dès que tu passe plus de 183 jours à l'extérieur du Québec, tu PERDS l'assurance santé pour le reste de l'année. J'ai déjà changé mon billet d'avion pour revenir le 2 mai, ce qui me donne un total de 186 jours. Chui vraiment pas chanceuse...
Après quelques recherches, j'ai trouvé ce document.
http://www.ramq.gouv.qc.ca/fr/publications/documents/depliantscitoyens/depl_assmal_fr.pdf
Il y est mentionné qu'une personne peut, tous les 7 ans, sortir plus de 6 mois hors du Québec, en ne perdant pas l'assurance-santé. Or, c'est très probable que je ferai un autre long voyage en dedans de ces 7 ans. Dans 7 ans j'vais être mariée avec 5 enfants, c'est maintenant que je peux voyager pas à 31 ans! J'aurais voulu aller en Australie, parait que c'est facile de travailler là bas pour les Canadiens parce qu'il y a des accords spécieux entre le Canada et l'Australie. Aarani y est aussi déjà allée et me refilerait ses contacts. Bref, si je veux partir plus de 6 mois une autre fois en dedans de 7 ans, je devrais donc rechanger mon billet de retour, ce qui me couterait un autre 115$.
Je viens tout juste de trouver ce lien qui explique qu'en tant que stagiaire non-rémunérée d'une ONG, la loi du 183 jours ne s'applique pas. J'ai toutefois écrit à la régie pour être sure que ca s'applique à mon cas... http://www.ramq.gouv.qc.ca/fr/citoyens/assurancemaladie/quitter/temporaire.shtml
Ouff.
06 février 2007
Vallé de los Chillos ...et cascaritas!
Il y a deux semaines, José Luis et moi on a été invités à la (seconde) maison de mon boss de FGE, située à la Vallée de los Chillos. On est allés rejoindre mon boss chez lui où on est ensuite partis en auto, Jorge (mon boss),
sa femme, leur fils Gabriel et la volontaire Flora de Hollande. Flora venait tout juste d'arriver et je crois qu'elle appréciait de pouvoir jaser en anglais avec quelqu'un, vu qu'elle ne comprenait pas encore l'espanol. Jorge nous emmena donc dans sa camionnette jusqu'à la Vallé, située au sud de Quito. Des kiosque vendant exhibant des têtes de cochons frites bloquaient partiellement l'entrée à la rue de sa maison. Flora était plus contente que jamais d'être végétarienne. On parvint à entrer dans la demeure, plutôt bien. Piscine remplie d'eau thermale de la montagne. Des tonnes de souvenirs de différents pays dans le genre de chalet. Un terrain à la gauche ou on pouvait jouer au futbol, du moins échanger des passes. J'essayai d'apprendre comment jouer au aki, version futbol. José me fit une démonstration et m'apprit que ca s'appelait faire des cascaritas.
Après le texte, les images, et le son.. voici les vidéos!!! Expérience multimédia complète!
Vidéo de José Luis faisant des cascaritas, comme tout bon joueur de futbol sait le faire. (J'ai essayé de le tourner mais l'utilitaire que j'ai le stretchait horizontalement par la suite, et avec mon trial de Premiere, à l'importation ca me faisait une erreur de format... Alors vous allez devoir le regarder la tête penchée, sorry!)
http://www.box.net/public/8ygnezp4k7
D'autres automobiles arrivèrent graduellement, on se retrouva une quizaine. Jorge fit un barbecue avec beaucoup de viande, accompagné de patates avec mayonnaise (dorant au chaud soleil) et bien sur de pains (en réalité croissants). Après le diner, on allat tous, du moins les plus jeunes, au parc la Merced, situé à un coin de rue de la maison. Jorge est un des proprios du parc renfermant deux grandes piscines (eau thermale) dont était dotée, à mon grand bonheur, de deux glissades d'eau!! Youppi!! J'ai dû glisser au moins 7 fois avant de me tanner.