31 mars 2007
Mon top…
Choix personnels de ce que j’ai le plus aimé de l’Équateur. Basés sur mon expérience a date ; il me rester encore la jungle et les Galapagos a découvrir.
Choses qui m’ont fait dire « Wow »
Snorkeling a l’Isla de la Plata
Balade en vélo entre Banos et Rio Verde
Paysages lors des voyages en autobus (en allant a Mindo, a la plage ou a Quilotoa)
« Coups de cœur »
José Luis
Le Seseribo et la salsa
Les fruits
30 mars 2007
Les scénarios
La semaine dernière j’ai très mal dormi deux nuits de suite, pensant a que seront mes plans a mon retour au Canada.
Voici les scénarios envisageables :
- Je retourne travailler a Absolunet, même équipe formidable, même bonnes conditions. Toutefois même salaire (plutôt bas) et mêmes tâches qu’il y a trois ans.
- Je me trouve un autre emploi a Montréal, meilleur salaire, plus de responsabilités. Et je me croise les doigts que l’équipe et les conditions soient aussi bien que ce que j’avais.
Dans les deux scénarios précédents, j’exige de pouvoir avoir des vacances (assurément non payées). Toutefois je dois choisir entre rencontrer mon chum au New Jersey en juin ou aller en Alberta avec ma soeur. Ne pas faire l’un ou l’autre me briserait le cœur.
- Je ne prends pas mon vol le 1 mai. Je me fait un portfolio papier, je me trouve plusieurs clients et me part une entreprise de web ici, avec comme partner Marco, l’ami programmeur de José Luis. Je ressort de temps en temps du pays a chaque 90 jours afin de pouvoir y rester. Je retourne au Québec je ne sais pas trop quand.
Finalement le scénario le plus probable. Certes il peut sembler plus incertain que les deux premiers. Disons que je suis une fonceuse qui veut relever un autre défi avant de retomber dans la monotonie. Et je l’appréhende avec hâte.
- Je travaille en tant que Freelancer tout l’été. Cela me permettra de travailler aux heures que je veux, d’être mieux payée que si j’étais dépendante a un employeur et de pouvoir aller au New Jersey et en Alberta. Je pourrais travailler a contrats avec Absolunet. Aussi avec l’entreprise ou Ana travaille, Wedoonet, qui me connaissent déjà et me trouvaient bien sympathique. Concevoir les sites de Ben et de mon cousin Daniel. Envoyer le lien de mon portfolio a plusieurs entreprises de design de Montréal en leur suggérant de travailler comme FreeLancer pour eux. J’ai plusieurs amis dans le domaine du multimédia et je leur demanderez s’il pourraient avoir du travail pour moi.
En juin, aller en focus au New Jersey, ou je rencontrerai José Luis en visite chez sa tante. Rester un peu chez sa tante, puis se promener un peu dans les environs. Faire du camping et faire notre propre bouffe afin de restreindre les coûts. Voir mon chéri les 2 premières semaines de juin.
En août, aller en focus en Alberta avec ma sister. Aller jusqu'à Edmonton, ou on restera chez Vanessa. Visiter le West Edmonton Mall, les musées de dinosaures et le lac Louise et rester dans des YWCA car ma sister est allergique au camping.
Voici le nouveau défi. Il paraît que les designers web sont bien payés dans cette province. Vanessa était payée 20$/h en tant qu’étudiante, alors imaginez avec une designer de près de 4 ans d’expérience. Mon amie m’a dit qu’elle pourrait certainement m’aider a trouver un emploi la bas et m’a dit que je pourrait crasher chez elle. Je ne suis jamais allée dans l’Ouest canadien, et c’est pas que je déteste Montréal, mais disons que ces derniers mois j’ai énormément apprécié être a quelque part d’autre, découvrant de nouvelles chose, rencontrant du nouveau monde.
Et c’est le moment d’en profiter maintenant. Maintenant que le Québec fait encore partie du Canada. Maintenant que j’y ai une amie qui peut m’héberger et me présenter a du monde pour que je ne sois pas trop seule. Après avoir pratiquer des mois mon espagnol, j’aimerais améliorer mon anglais. Travaillant dans mon domaine la bas, (et non pas en plantant des arbres ou cueillant des fruits comme plusieurs font) ça ne sera pas de l’expérience perdue. Je suis aussi en contact avec des Québécois qui possèdent une entreprise de web a Banff qui marche très bien et paraissent intéressés par mes services. Je compte travailler environ 3 mois en Alberta, mais on verra comment les choses vont.
Puis au retour… ouff c’est loin. J’aimerais passer mon hiver en Équateur avec mon copain. Puis revenir a Montréal, me trouver un emploi bien payé. Travailler pendant 1 ou 2 ans a Montréal et vendre mon auto avant d’aller travailler en Australie 1 an. Revenir en Équateur de temps en temps. Faire visiter Montréal a José Luis qui obtiendra par miracle le visa.
Injustice
On jasait de nos plans futurs, José et moi. Il voyait bien que je compte voyager beaucoup « Mi amor, je vais pas pouvoir te suivre partout… » « …c’est que tu veux pas ou que tu peux pas? » « C’est que je peux pas, plusieurs pays exigent un visa pour les Équatoriens. »
Mon copain pour voyager dans plusieurs pays, tel les États-Unis, le Canada, la France et l’Australie, a besoin d’un visa. Même pour le Vénézuela, qui est un cousin de l’Équateur et sur lequel règne une ambiance pas trop enviable, mon chum aurait besoin d’un visa.
Ce visa est très difficile a obtenir (du moins pour quelqu’un ne possédant pas de maison ou d’entreprise). Même s’il a l’argent et le temps pour faire le voyage, l’intérêt pour le pays et y a de la famille ou des amis, il ne PEUT PAS Y ALLER. C’est quand même plate se faire dire « Tu n’es pas assez bien pour entrer dans notre pays », surtout après avoir payé 165$ US. La France et maintenant le Canada lui disent cela.
C’est injuste je trouve. Juste parce qu’il est Équatorien. Moi au contraire, vu que j’ai eu la chance de naître au Canada, je peux aller partout ou je veux. Pourtant il ne vaut pas moins que moi, peut-être même plus. Il a un diplôme universitaire, moi un diplôme technique collégial. Il parle 4 langues, moi 3.
« C’est pas juste ! » J’ai dis a mon copain. Il me répondit « C’est encore pire pour les colombiens. A l’aéroport, il y a deux files. Une pour les Colombiens et une pour les autres personnes. Les Colombiens se font TOUS fouiller. »
26 mars 2007
Lancement officiel de mon Portfolio
Oyé Oyé! Je vous présente fièrement mon portfolio (trilingue!), rassemblant mes créations des 3 dernières années. Je vous invite tous a le visiter et a me faire part de vos commentaires (et des erreurs s’il y a lieu!).
Pour toutes j’ai réalisé le côté graphique, le découpage html et la création des styles css. Pour celles réalisées lors de mon stage JCM ou a mon compte, j’ai aussi analysé les besoins du client et conçu la structure qui lui fut proposée. Mes employeurs et clients passés ainsi que les superviseurs du stage JCM m’ont souvent félicité pour mon efficacité, mon professionalisme et ma rapidité.
Lors de mon retour au Canada, je me chercherai d’abord des contrats en tant que freelancer, puis je regarderai pour un emploi. Si vous ou une entreprise que vous connaissez est intéressée par mes services, faites-moi le savoir (info@isabellemontminy.net) et il me fera plaisir de vous rencontrer.

Cangrejos
Je n’avais jamais mangé de crabe, alors quand Olga et moi on a aperçu des vendeurs de crabes hier, j’ai immédiatement suggéré qu’on en mange pour le dîner. Après avoir vérifié qu’ils étaient tous vivants (bien important de les faire cuire quand il sont vivants, paraît-il, la saveur est meilleure), on paya 10$ pour nos 20 crabes. Arrivées a la maison, Olga ouvrit le sac dans le jardin, ce qui permit aux crabes de s’y promener tranquillement. J’étais étonnée de les voir bouger si lentement, eux qui sont si rapides a la plage. José me dit que c’était a cause de l’altitude (et j’imagine du voyage) qu’ils étaient si faibles. Il m’apprit aussi que celui plus grand avec deux grands bras est la femelle et celui petit avec une pince plus grande que l’autre le mâle.
Après que José et sa mère les aient lavés minutieusement (moi j’avais pas assez de courage), on les déposa dans de l’eau assaisonnée bouillante d'ou ils ressortirent avec une belle couleur rouge-orangée. Olga me montra comment les manger… et j’appris vite que c’est beaucoup de travail pour si peu de viande. Et que le temps de les ouvrir de partout, la chair a bien le temps de refroidir avant de la manger. Bref, expérience divertissante mais que je ne répéterai pas.
Mes observations
Dans certains de mes messages sur ce blog je dis les Équatoriens sont comme ci, les Équatoriens sont comme ça. Klever nous avait averti spécifiquement de ne pas généraliser en parlant des personnes d’ici. Ce ne sont pas toutes les filles qui s’habillent hyper sexy. Ce n’est pas tout le monde qui sait et adore danser. Ce ne sont pas toutes les personnes qui mangent pas des trucs gras ou ultra salés. Je tenais a amener la précision.
23 mars 2007
L'apparence, l'apparence et l'apparence
L’apparence physique est très importante ici. Plusieurs filles sont habillées dans la vie de tout les jours comme si elles s’en allaient sortir dans un club, maquillées, talons hauts, petite camisole qui laisse en voir beaucoup. Au gym, rouge a lèvres et vêtements ultra moulants qui matchent sont de rigueur, afin de rehausser un corps… souvent opéré du haut et quelquefois du bas. Paraît-il que ce phénomène est pire en Colombie, ou les filles investissent quasi tout leur argent sur leur corps.
Les filles se doivent d’être sexy, non seulement a tout moment de la journée, mais a tout age. Lors du souper de Noël, Sharon, ma cousine d’accueil de 10 ans, était habillée d’un chandail avec plusieurs trous, révélant les épaules et le dos… et sa petite sœur de 4 ans avait le même!
La couverture de presque chaque journal est ornée d’une fille blonde et topless, au buste plus que généreux. Lorsqu’on feuillette l’intérieur de ces journaux, on remarque qu’il y a plusieurs articles a propos de concours de Miss quelquechose. Miss Ecuador. Miss Quito. Miss Ambato. Miss Festival X. Miss Festival Y. Miss Poupon. Miss Ado. Miss Age d’Or. Être Miss semble aider par la suite dans la carrière ; plusieurs Miss sont maintenant présentatrices, animatrices… ou encore mieux députées! A la télévision, que ce soit aux nouvelles, dans les soap opéras hyper quétaines ou dans les shows de variété, les filles sont toutes plus sexy les unes que les autres. Les cheveux hyper longs, les seins en évidence. Il y a une émission particulièrement stupide, avec des jeux vraiment poches et des animateurs qui parlent pour rien dire. Toutefois ils sont entourés de 6 filles a moitié dénuées qui se dandinement. Quelquefois je surprends José Luis regarder ce programme. Je le regarde …Tu trouves ça intéressant? Euh… non…
Beaucoup pensent que la peau blanche et les yeux bleus sont les traits idéals. Je suis allée dans plusieurs optométriste car je voulais m’acheter d’autres verres de contact. J’entre dans la boutique, je demande dis que je veux des verres de contact, on me répond automatiquement De quelle couleur? Quoi? Je veux pas de couleur, j’ai les yeux verts! Je veux –5 et –6! Ah, con médida! Oui, avec de la force. C’est quand même plate que les personnes en viennent jusqu'à changer la couleur de leurs yeux ; surtout que les changement trop drastiques n’améliorent pas nécessairement le look, ils donnent plutôt l’impression d’être un extraterrestre. José Luis travaille avec une noire qui a des verres de contacts bleus. J’ai changé les yeux de mon chum en bleu avec Photoshop… ça faisait vraiment peur!
22 mars 2007
Cambio de clima
Ici, comme partout dans le monde nous sommes affectés par les changements climatiques. La saison des pluies est supposée être en décembre, mais depuis quelques jours, il y a étonnamment beaucoup d’averses et il fait plus froid. De plus en plus de volcans deviennent actifs. Il y a 5 ans le Pichincha (bordant l’ouest de Quito) et il y a 2 ans le Reventador (situé dans la jungle) sont entrés en éruption. L’activité au Tungurahua (dominant Banos) a beaucoup augmenté ; avant il entrait en éruption chaque 8 ans, depuis 5 ans il est actif quasi en permanence. José Luis m’a aussi dit que dans les deux dernières années, il a remarqué que le soleil rayonnait plus intensément. La semaine passée, j’ai vu aux nouvelles un reportage a propos d’un phoque qui s’était perdu a cause des changement de courants. Il s’est retrouvé dans une piscine de culture de crevettes dans un village de la côte.
Il y a deux semaines, nous avons regardé le documentaire An Inconvenient Truth de Al Gore. J’étais au courant en gros du phénomène de changement de climat, mais je ne pensais pas que cela aurait tant de conséquences. L’ancien candidat a la présidence des États-Unis nous présente avec milles preuves le futur dans lequel nous nous engageons si nous ne réduisons pas nos émissions de CO2.
Quelques grandes lignes de ce que j’ai retenu. (Ne pas lire si vous comptez voir le film, ce que je vous conseille fortement!) Depuis le début des temps, jamais le niveau de CO2 a été aussi élevé. La quantité de CO2 est intimement reliée a la température. Plus de CO2 plus il fait chaud, car les rayons entrent dans l’atmosphère mais ne peuvent sortir (expliqué dans le film par une animation du réalisateur des Simpsons!). Les rayons font de plus en plus fondre les calottes polaires, qui agissent habituellement tel un miroir vis-à-vis ces mêmes rayons (car la glace les reflètent). Sans cette protection de glace, les océans réchaufferont de plus en plus et les courants marins changeront. Le réchauffement des océans entraîne plus d’ouragans et de typhons. En 2005, le Japon a établi un record jamais vu de 10 typhons.
L’ouragan Katrina n’était pas si puissant lorsqu’il a commencé en Floride ; sa force a doublé lorsqu’il a passé au dessus du chaud golfe du Mexique. (Pour ce qui suit, je dois revoir cette partie du film, j’ai pas trop compris, mais bon voici ce qu’il affirmait :) Il y a une genre de pompe naturelle dans l’océan atlantique, qui refroidit les courant chauds. La fonte des glaciers américains a entraîné son inactivation, il y a plusieurs centaines d’années, plongeant l’Europe dans une ère de glace. Si les glaciers du Groenland fondent, on ne sait pas ce qui pourrait se passer. La fonte des glaciers n’a pas seulement des effets sur la température et les courants, mais ferait également disparaître des espèces animales ayant comme habitat les glaciers ; les ours polaires ne peuvent pas nager toute leur vie. Les changements de température et de courants dérèglent les climats ; il tombe de moins en moins de précipitations sur certaines régions et de plus en plus sur d’autres. Plusieurs maladies apparaissent ou ré-apparaissent. Certains villages ont été construits a une certaine altitude ou le froid empêchait les insectes d’approcher la zone ; la température augmentant, l’altitude limite est plus haute et ils envahissent les villages.
Plusieurs politiciens n’apprécient pas du tout la façon supposément radicalement environnementaliste de penser de Al Gore. Il faudrait faire tant d’efforts et investir de l’argent pour rehausser les standards des entreprises (notamment celles construisant des automobiles), pour eux ça ne vaut pas le coup, ça nuirait beaucoup trop a l’économie.
Je vous conseille fortement de voir le film et d’ensuite aller sur le site (www.climatecrisis.net) vous informez de comment vous pouvez aider a la cause. Le lendemain nous sommes allés acheter des ampoules spéciales consommant moins d’énergie au Supermaxi. Nous avons débranché les appareils desquels on ne se servait pas. Un autre conseil était de vérifier l’isolation de la maison et de réduire le chauffage, mais ici ça ne s’applique pas car il n’y a pas de chauffage. Autre recommandation que nous suivions déjà : faire sécher le linge sur la corde (qui prend par la suite 15 minutes a sécher tellement le soleil est chaud ici). On a peut-être pas l’impression de changer grand chose en faisant un petit geste, mais c’est petit a petit qu’on change le monde…
21 mars 2007
Quilotoa
En début de semaine José Luis et moi on est allés a Quilotoa ou l’attraction principale est un lac émeraude situé dans le cratère d’un volcan endormi.
On se rendit d’abord au terminal de Quito, ou il on prit un bus en direction de la ville de Lactacunga. On descendit, puis on embarqua dans le seul bus se rendant au village de Quilotoa, lequel était rempli uniquement d’indiens. Chapeaux à plume de paon (qui cachent une chevelure laquelle je doute n’a pas été lavée depuis plusieurs jours). Sourires ornés d’or. Vêtements et châles colorés. Le territoire est majoritairement peuplé d’indiens, la plupart éleveurs ou agriculteurs. Dans cette région montagneuse, les terrasses et enclos atteignent parfois des degrés impressionnant d’inclinaison. On remarque quelquefois des vaches ou des moutons dans des zones très escarpées, auxquelles moi-même je n’oserais pas m’aventurer. Le bus grimpa et grimpa, le froid aussi ; Quilotoa est située a 1000 mètres de plus que Quito (qui est quand même la 2e plus haute capitale en AmduSud). Le voyage de 2 heures passa très vite, car encore une fois j’observai les magnifiques paysages : les milles tons de vert des terrasses, des montagnes souvent emmitouflées dans les nuages…et des huttes? José, que es esto? Et bien ce sont des maisons il me répond. Ouf, mais ça doit être terriblement froid la nuit. Oui, mais ils y sont habitués. Le bus continue, je remarque une petite fille qui sort d’une maison en tôle avec toit de feuilles. … et ils vont a l’école? Quelques-uns oui, quelques-un non. La plupart apprennent les bases, c’est a dire écrire, lire, additionner, soustraire. C’est un peu triste, ainsi ils ont donc pas le choix de devenir quelque chose d’autre que fermiers...
On arriva a Quilotoa, petit village constitué d’une vingtaine de maisons, dont la moitié contiennent l’inscription Hostal quelquechose sur un mur. Il fait très froid, j’aurais souhaité avoir une tuque. Je réalisa que c’etait la région en Équateur la plus froide que j’eu visité, José me dit que lui aussi. On allât rapidement au mirador pour voir la lagune ; wow, plus grande que je pensais. On visita trois hostal, on opta pour celui ou habitaient déjà quelques gringos. On entendit parler anglais, japonais, français et quechua au souper. On allât ensuite se réfugier dans notre chambre, qui contenait heureusement un four à bois. José m’apprit a jouer au 40 entre deux assassinats de papillons de nuit. Le lendemain je me réveillai, contente d’être en vie même si on s’était endormis le four allumé. On mangea la moitié du déjeuner pas trop appétissant qui nous fût servi ; le chat à 1 oreille se chargea de manger les œufs de mon chum. On packta nos choses et on se dirigea vers la laguna.
On entama la descente sur chemin assez escarpé constitué de sable et de petites roches, un type de route que je déteste car il est facile de glisser. On descendit donc assez lentement et on fût surpris d’apercevoir un indien nous dépasser en toute vitesse avec son âne. On continua la descente puis on croisa un groupe de gringos qui remontaient sur des ânes. Une indienne nous demanda si on était sûrs de ne pas vouloir revenir de cette façon, je l’assurai que non. On arriva finalement au lac, d’une eau verte bleutée, avec des traces orangées proche du rivage. José m’informa que rien ne vivait dans ce lac, car l’eau est sulfureuse. Non seulement sulfureuse, mais mystérieusement salée ; plusieurs ont ainsi émit la théorie que le lac posséderait peut-être une quelconque connexion avec la mer. Je pris quelques photos puis on commença la remontée… plus épuisante que je croyais. Je devais carrément m’arrêter a chaque 3 minutes pour reprendre mon souffle. Je regrettai presque de ne pas avoir accepté de remonter à dos d’âne. Au tiers du chemin, le cœur débattant, je me sentie particulièrement faible et j’appréciai encore une fois d’avoir José à mes côtés, pour m’attendre, me dire de manger de quoi de sucré et porter mes choses. Je savais que rien de très mal pouvait arriver, mais je pensais aux gens plus âgés qui pourraient nécessiter de l’aide médicale rapidement à 2h de la civilisation, c’est pas évident. Donc je me reposai un bon 20 minutes, puis on reprit notre chemin très tranquillement.
La veille on nous avait dit que le dernier bus le lendemain repartait à 14h. On fut étonnés de cela, sachant que la veille on était arrivés vers 17h. José supposait que lorsqu’il se fait tard, les bus ne vont pas jusqu’a Quilotoa. Les chauffeurs ne s’y rendent à cette heure uniquement s’il y a des passagers dont la destination est Quilotoa ; les bus vides n’y vont pas. Ainsi, les touristes doivent rester pour la nuit dans un hostal, car il ne peuvent pas revenir en bus. On repartit vers Lactacunga sur le bus de 13h. En prenant en passant quelques indiennes, dont une accompagnée d’un mouton… qui voyagea sur le toit!
Toutes les photos
http://www.ringo.com/photos/photo.html?photoId=203967697
13 mars 2007
Changements au congrès et à la constituttion
Une des propositions du président Correa lors de sa campagne était de diminuer le nombre de membres du Congrès. Les 100 personnes qui y travaillent gagnent beaucoup d'argent (3000$ US par mois). Ce sont des députés, élus par le peuple. Leur élection dépend souvent de leur charisme et de leur beauté plutôt que de leur cv et matière grise. José connait une fille qui à l'université ne comprenait pas la règle de 3, mais après avoir été élue Reina de Quito, est devenue députée. On a croisé une autre députée quand on se promenait dans le centre de Quito; José m'a dit qu'elle aussi elle avait été élue Reina de Quito avant de devenir députée.
Correa désire réduire d'un peu plus de la moitié le nombre de députés, car leur salaire est une dépense exagérée puisqu'ils ne font pas grand travail et plusieurs sont corrompus. La semaine passée, il en a licencié 57, dont 8 protestent présentement fortement. Ils ont été élus avant la mise en place du nouveau gouvernement de Correa et pensent qu'ainsi ils ont le droit de rester. Ils et elles essayent de rentrer de force à l'intérieur du congrès pour y rester en guise de protestation. Quelques-uns sont repartis du Congrès en ambulance après avoir reçu des coups. Le peuple est en faveur ce changement, plusieurs manifestions ont lieu à travers le pays pour supporter cette mesure.
Les Équatoriens seront aussi appelés aux urnes prochainement (consulta popular) pour voter en faveurs ou contre d'un changement à la constitution, par lequel de nouvelles lois seront ajoutées. Correa veut faire appliquer une loi anti-monopole. Le nouveau président veut aussi interdire ta terciarizacion, permettant à des compagnies tierces d'exploiter des personnes qui travaillent dans une grande compagnie, mais qui sont payés par cette compagnie tierce. Ex : José a déjà travaillé dans un hôtel, mais en tant qu'employé d'une compagnie tierce. S'il veut se plaindre de quelque chose à propos de son travail, il ne peut le faire à l'hôtel, car ce n'est pas lui son employeur ; il doit le faire à la compagnie tierce, qui risque fortement de ne rien dire à la plus grand entreprise. La compagnie tierce charge aussi plus cher à l'hôtel pour les services de ses employés, ceux-ci recevant qu'une partie de leur salaire. Correa veut aussi faire sortir la base militaire des États-Unis de Manta, ville côtière. J'ai vu un reportage l'autre jour dans lequel il disait qu'il accepterait une base militaire des states dans son pays uniquement si Busch le laissait en construire une à Miami! Ça parait une bonne chose, mais José m'a dit que l'apparition de la base avait aidé au développement économique de Manta, surtout à la construction du nouveau malecon (genre de boardwalk avec restos). Le nouveau président veut aussi augmenter les impôts des plus riches, qui payent actuellement la même proportion que ceux plus pauvres. Les objets de luxe seront aussi plus taxés.