09 avril 2007
Aspects négatifs
Tout n’est pas rose en Équateur. Le climat, les gens, la danse, les fruits, les montagnes, la plage et l’absence de monotonie sont des choses extraordinaires… mais deux choses très importantes penchent dans la balance du côté négatif.
Les salaires
Le salaire minimum par mois a été augmenté récemment. Il a passé de 160 US $ a 170 US $. Pas par jour, ni par semaine. PAR MOIS. Bien sur, le coût de la vie est trois fois inférieur qu’au Canada… même en considérant cela, arriverez-vous a vivre avec 612 $ can par mois? Il faut payer le loyer, le gaz, la bouffe… et avec des enfants et une femme qui ne travaille pas (les hommes machos ne laissent pas leur femme travailler), comment voulez vous arriver? Les pères de famille possèdent souvent plus d’un emploi pour pouvoir tout payer a la fin du mois.
Les jobs sont très rares ici. Souvent les personnes lorsqu’elle trouvent un emploi n’ont pas le choix d’y rester, peu importe les conditions. Par exemple mon copain, José Luis travaille dans un bar depuis assez longtemps, il aimerait changer de job car il est conscient qu’il ne peut pas monter dans ce genre d’entreprise. Il est allé porter plusieurs cv partout et les rares qui le demandaient en entrevue lui offraient un salaire encore plus minable que celui qu’il fait en ce moment (celui-ci étant environ la moitié du salaire minimum canadien, alors imaginez-vous!). Pourtant il est allé a l’université, parle 4 langues.
Les bas salaires influencent la majeure partie des personnes a partir leur entreprise ou a être vendeur ambulant. Il y a beaucoup d’entrepreneurs de petits magasins dans des domaines ne demandant pas beaucoup d’éducation : salon de beauté, tiendas (dépanneurs), panaderias (boulangerie). Ceux ne possédant pas d’entreprise sont garde de sécurité ou travaillent dans les transport en commun. Beaucoup de produits populaires complexes qui pourraient générer des emplois (automobiles, ordinateurs) sont importés.
Le chômage et les bas salaires ont empirés depuis la dollarisation, lors de laquelle la monnaie locale a été changée du Sucre au Dollar avec un taux très désavantageux. Surtout pour les personnes âgées ayant travaillé dur toute leur vie pour économiser des millions de Sucres qui se retrouvèrent sous le seuil de la pauvreté pour leur retraite.
La sécurité
Toujours prendre un taxi lorsqu’on se promène seule et que la nuit est tombée. Toujours vérifier ses arrières, même s’il est pas si tard que ça. Doter sa maison d’une alarme, d’un chien et barrer a triple tours.
J’ai lu une feuille distribuée dans le quartier et collée au frigidaire qui nous avertissait qu’il y avait eu deux vols aux environs de 20h dans le quartier la même semaine. Les vols sont courants même en plein jour. Je veux pas faire peur a personne mais bon, personnellement, j’ai eu une mauvaise expérience (mais qui a bien tourné). Et non pas a 2 am dans une ruelle, mais a 18h30 sur une rue super passante! Heureusement, il y a toujours des gardes de sécurité un peu partout pour faire fuir les voleurs. Surtout a la mariscal, car c’est le point de rencontre de tous les gringos, il y a des gardes littéralement a chaque coin de rue la nuit. Guillaume s’est fait volé 40$ en revenant a pied de la Mariscal a minuit et demi. Par contre c’est moins le fun lors d’agressions ; Aarani s’était faite suivre a 21h en revenant du gym, si le garde n’aurait pas fait fuir les 3 gars souls, qui sait ce qui aurait pu arriver. Je me promène toujours toujours avec José Luis et on prend un taxi dès qu’il se fait un peu tard, alors ne vous inquiétez pas pour nous!
26 mars 2007
Mes observations
Dans certains de mes messages sur ce blog je dis les Équatoriens sont comme ci, les Équatoriens sont comme ça. Klever nous avait averti spécifiquement de ne pas généraliser en parlant des personnes d’ici. Ce ne sont pas toutes les filles qui s’habillent hyper sexy. Ce n’est pas tout le monde qui sait et adore danser. Ce ne sont pas toutes les personnes qui mangent pas des trucs gras ou ultra salés. Je tenais a amener la précision.
23 mars 2007
L'apparence, l'apparence et l'apparence
L’apparence physique est très importante ici. Plusieurs filles sont habillées dans la vie de tout les jours comme si elles s’en allaient sortir dans un club, maquillées, talons hauts, petite camisole qui laisse en voir beaucoup. Au gym, rouge a lèvres et vêtements ultra moulants qui matchent sont de rigueur, afin de rehausser un corps… souvent opéré du haut et quelquefois du bas. Paraît-il que ce phénomène est pire en Colombie, ou les filles investissent quasi tout leur argent sur leur corps.
Les filles se doivent d’être sexy, non seulement a tout moment de la journée, mais a tout age. Lors du souper de Noël, Sharon, ma cousine d’accueil de 10 ans, était habillée d’un chandail avec plusieurs trous, révélant les épaules et le dos… et sa petite sœur de 4 ans avait le même!
La couverture de presque chaque journal est ornée d’une fille blonde et topless, au buste plus que généreux. Lorsqu’on feuillette l’intérieur de ces journaux, on remarque qu’il y a plusieurs articles a propos de concours de Miss quelquechose. Miss Ecuador. Miss Quito. Miss Ambato. Miss Festival X. Miss Festival Y. Miss Poupon. Miss Ado. Miss Age d’Or. Être Miss semble aider par la suite dans la carrière ; plusieurs Miss sont maintenant présentatrices, animatrices… ou encore mieux députées! A la télévision, que ce soit aux nouvelles, dans les soap opéras hyper quétaines ou dans les shows de variété, les filles sont toutes plus sexy les unes que les autres. Les cheveux hyper longs, les seins en évidence. Il y a une émission particulièrement stupide, avec des jeux vraiment poches et des animateurs qui parlent pour rien dire. Toutefois ils sont entourés de 6 filles a moitié dénuées qui se dandinement. Quelquefois je surprends José Luis regarder ce programme. Je le regarde …Tu trouves ça intéressant? Euh… non…
Beaucoup pensent que la peau blanche et les yeux bleus sont les traits idéals. Je suis allée dans plusieurs optométriste car je voulais m’acheter d’autres verres de contact. J’entre dans la boutique, je demande dis que je veux des verres de contact, on me répond automatiquement De quelle couleur? Quoi? Je veux pas de couleur, j’ai les yeux verts! Je veux –5 et –6! Ah, con médida! Oui, avec de la force. C’est quand même plate que les personnes en viennent jusqu'à changer la couleur de leurs yeux ; surtout que les changement trop drastiques n’améliorent pas nécessairement le look, ils donnent plutôt l’impression d’être un extraterrestre. José Luis travaille avec une noire qui a des verres de contacts bleus. J’ai changé les yeux de mon chum en bleu avec Photoshop… ça faisait vraiment peur!
11 mars 2007
Expresiones de aqui
Bien sûr j’ai appris une tonne de mots espagnols depuis que je suis ici. Je ne vous en ferai pas la liste comme pour mon nouveau vocabulaire anglais, ça serait stupide. Je tiens toutefois à vous partager quelques remarques linguistiques – expressions qui font partie de la vie courante ici.
Hola! veut dire bonjour, tout le monde le sait. Or, lorsque les personnes répondent au téléphone ici, elles disent Alo! Si, et seulement si elles répondent au téléphone.
Lorsqu’il fait particulièrement froid (comme 12! Ouf, c’est froid!), on dit Achachai, que Frio! À l’opposé lorsqu’il fait chaud, on dit Arrarrai, que Calor!
Lorsqu’on parle d’une personne, en français comme en anglais, on dit « Isabelle a fait ceci… Véronique a dit cela… » En espagnol, on met un La ou un El devant le nom de la personne. Je ne suis donc pas Isabellle, mais La Isabelle.
Comme dans tous les pays, il y a des dialectes en Équateur. Les gens de la côte sont appelés monos (singes) car ne parlent supposément pas bien, prononçant à moitié les mots. Les habitants de Cuenca chantent quand ils parlent. Les Quitenos prononcent DJ au lieu de Y pour le LL.
Passons aux mauvaises expressions. Si vous trouvez que quelqu'un agit légèrement stupidement, vous pouvez lui dire Tonto. Si vous voulez insulter quelqu’un, traitez-le de Hijo de puta (prononcez hijué pucta) ou encore de careverga. Attendez-vous par la suite qu’il vous dise Saco la puta, avant de régler votre compte. Si vous êtes frustré, vous pouvez sortir un Chuta, et si vous êtes vraiment fâché, un Chucha (chuckcha).
12 février 2007
Rester ici
J’adore vraiment ça ici. Je comprends de plus en plus les personnes qui y viennent une fois, et qui décident finalement d’y rester.
Géographiquement et côté tourisme, l’Équateur est plus qu’intéressant. Les montagnes, la forêt ennuagée, la plage, la jungle. Et tout ça à distance très raisonnable. Je trippe rando en montagnes et ici c’est pas les montagnes qui manquent. De plus, on fait 2 heures de bus, on est dans la rainforest, entourés de papillons et de cascades. On fait 6 hres de bus, on est à la plage. Au Québec, on fait 6, 10, 12, 18 heures de route, et le paysage est quasi le même.

La végétation est vraiment impressionnante, je crois qu’à chaque jour je découvre une nouvelle sorte de fleur. Lors des voyages en autobus, je ne fais que contempler les paysages, les plantes et les arbres aux formes époustouflantes, et le voyage passe super vite. L’Équateur regorge de fruits, dont au moins une dizaine que je n’avais jamais goutés auparavant. Et ils sont vraiment excellents, car ils mûrissent sur l’arbre, et non dans un camion. Les mangues sont extraordinairement bonnes et pas fibreuses du tout. Je n’oublierai jamais celle que j’ai mangée à Puerto Lopez. Au Québec, côté végétation, disons que c’est pas mal bouleaux, érables, pins, et bien des choses que j’ai vu des milliers de fois. Bon, j’avoue qu’au Canada, il y a l’automne qu’il n’y a pas ici, ça je le concède. Mais encore là, je l’ai vu 1000 fois l’automne.
Le climat est idéal. Jamais trop chaud, jamais trop froid. Au Canada, l’hiver est horriblement trop froid (Il fait -22C en ce moment je crois?). L’été est trop chaud, humide, irrespirable. Il doit y avoir environ une vingtaine de jours idéal, pas trop chaud, pas trop froid, et durant lesquels il ne pleut pas. Ici ce sont tous des jours comme ça. José trouvait étrange que je dise qu’on ne puisse pas écouter un film, s’il fait beau dehors. J’ai le réflexe de ne pas rester en dedans s’il fait beau, pour -profiter- de l’opportunité qu’il fait beau. Or ici, il fait beau tout le temps, alors on peut se permettre de faire des choses en dedans, même s’il fait beau dehors. Un luxe que je ne peux pas me permettre au Québec.
Le rythme de vie et surtout de travail est plus lent, beaucoup moins stressant. À ma job de la fondation, on a plusieurs fois pris un demi après-midi pour célébrer un départ ou une personne nouvellement diplômée. On sort le vin, la pizza, et on discute jusqu’à 3h30, tout ça sur le temps de travail. On peut aisément partir du travail plus tôt ou arriver plus tard, sous prétexte de chose familiale importante à faire. Les personnes le comprennent car la famille, c’est plus important que le travail. Au Québec, toutes les minutes de travail sont minutieusement comptées, vous devez travailler 40 heures piles. Et les processus pour augmenter la productivité sont mis en place un après l’autre.
Le pays me donne une impression d’authenticité. La culture quechua est encore bien présente. On peut voir plusieurs femmes revêtent leur costume traditionnel, même dans une métropole comme Quito. C’est bien de voir que leur culture ne s’est pas complètement effacée avec les décennies. Même le président Correa parle un peu de quechua. Côté pub, le marketing est très simplet, alors certaines pubs ultra quétaines me font bien rire. Plusieurs enseignes, sont peintes à la main sur les murs et sont presque des œuvres d’art. Au Canada, les indiens sont mis dans des réserves, et je doute que notre premier ministre parle leur langue. La pub nous brainwash tellement qu’on en oublie le produit quelquefois.
Plus de contact humain. Les personnes s’entraident facilement, même si quelquefois elles ne se connaissent presque pas. Lorsque je prends le bus, le chauffeur se souviens précisément de qui a payé ou pas dans la foule d’une trentaine de personnes. Dans presque tous les petits magasins ou les kiosques, on peut négocier. Lorsqu’on croise un ami ou une connaissance, on donne toujours 1 bec sur joue à l’arrivée et un au départ. Même si la rencontre est très brève (ex : en traversant la rue). Il arrive souvent ici que des inconnus nous saluent, dans un ascenseur par exemple, tout le monde se dit bonjour et aurevoir même si on ne se voit que 2 minutes, et qu’on ne se connait pas. Au Canada, il arrive quelquefois qu’on ne salue pas les connaissances lointaines et encore moins les inconnus.
Beaucoup d’attention envers les filles. Surtout envers les gringas, mais aussi envers les filles locales. On se fait dire à chaque coin de rue par des inconnus, hola hermosa (magnifique), hola reina (reine), you are beautiful (pour les gringas). On se fait klaxonner par une auto sur trois. Ca peut être achalant, je l’avoue. Mais à quelque part, tu te fais tout le temps complimenter, alors bon… La mère de José me disait : Quand je me sens triste une journée, j’ai juste à sortir faire une marche dans le quartier, je me fais dire 4 fois que je suis belle et ca va mieux. Au Québec, je me fais dire par mon chum (quand j’en ai un) ou mes amis que je suis belle, mais pas à chaque coin de rue comme ici.
Plus de joie de vivre. Un mot, danse. Dès qu’il y a un événement moindrement spécial, tout le monde se met à danser. Peut importe l’âge. Même petits les enfants savent danser. Il y a des enfants partout, tout le temps, qui amènent beaucoup de vie. Il y a toujours de la musique dans les autobus, de la musique parlant d’amour et souvent de danse. Ca semble toujours le printemps ici, les couples sont enlacés, marchent ultra près, se tiennent par la main. Au Québec, lors de grands rassemblements, même gigantesque, on ne danse pas…ca manque un peu de vie je trouve.
Des choses inattendues qui font sourire. Beaucoup d’amuseurs publics, partout. Des cracheurs de feu, des jongleurs au coin des rues. Je prends le bus, et j’aperçois un homme-robot dans le deuxième banc. Sur mon chemin vers le gym, j’entends un hola, hola aigu, je lève la tête, un perroquet se balade sur le toit. Des chiens de toutes les races se promènent dans les rues, même des chiens-saucisse (ah ah). Des vendeurs ambulants, de trucs tous plus farfelus les uns que les autres. Vous avez besoin d’un entonnoir? De lacets? Des personnes random qui font des speech dans les transports, demandent un peu d’argent en racontant leur histoire. Autre type de surprise tout le long de la journée, les messages textes (surtout de José Luis). Bref, il y a toujours de quoi de nouveau à voir et on ne s’ennuie pas, même lors d’un trajet en autobus. Au Canada, les journées se ressemblent, et si on veut voir des amuseurs publics il faut aller au Vieux-Port.
Si facile de rencontrer des personnes. Les personnes s’échangent facilement leur numéro de cellulaire. Facile de rencontrer des gringos, car on voit bien qu’on est tous les deux des étrangers, alors ca fait déjà un point en commun. Au Québec, pour rencontrer du nouveau monde, la solution est trop souvent Réseau Contact.
Le cout de la vie. 3 fois moins cher en général. J’apprécie particulièrement mon gym à 2.50$, qui me permet de payer à la fois, ce qui serait impossible, ou très cher au Québec.
Les designers web sont très rares ici. Ce sont souvent des ingénieurs de systèmes qui ont quelques connaissances en web, mais ne sont pas des spécialistes. En résultent des sites plutôt décevants. La demande de designers web est très élevée et l’offre très faible, ce qui fait que c’est quand même bien payé, surtout pour les personne possédant leur compagnie. Les deux personnes à qui j’ai offert de faire un site web ont accepté (fils de mon boss et le comédien engagé pour la fête de mon boss). Je suis sûre qu’avec un portfolio papier à présenter et José comme directeur des ventes, je pourrais faire un malheur ici. Au Québec, il y a trop de designers web. Des centaines de cégépiens étudient le multimédia et par la suite vont travailler à Montréal.
J’apprends. Nouvelle langue. Ça fait plusieurs années que je ne vais plus à l’école et j’aime apprendre. J’aime bien l’espagnol, pouvoir parler 3 langues était sur ma liste de chose à faire dans ma vie. J’aime bien le français, traduire et écrire. On ne m’a jamais demandé de faire de la traduction avant et j’aime bien ça. J’ai traduit le contenu des sites de FRI et de la compagnie d’orchidées à Gabriel. J’aime bien écrire aussi, et j’ai plein de choses à raconter ici, plein de remarque à faire… Au Québec je vie beaucoup moins d’aventures qui ne valent pas la peine d’être racontées.
Plusieurs repères, qui me font sentir chez moi. Restos américains, dont mon si chéri Dunkin. On peut voir les derniers films américains au Cinémark. Je peux acheter le dernier cd de My Chemical Romance au coin de la rue pour 1$. Je peux accéder internet presque n’importe ou pour aller voir mes mails ou le site de Radio-Can. Je peux parler français avec José Luis.
Et bien sur la raison ultime, José Luis. Lui et sa mère me font vraiment sentir bienvenue et comme chez moi chez eux. Mon chum est un ange, et sa mère est devenue mon amie. Ils sont plus que patients avec moi, qui se comporte quelquefois en nina…
J’avais lu une fois à quelque part sur un site de rencontre, une personne qui disait ne pas vouloir passer toute sa vie au Canada, ce pays incolore, inodore et sans saveur. Je comprends maintenant ce qu’elle voulait dire.
28 novembre 2006
Communications
Les compagnies de cellulaire font sûrement beaucoup d'argent en Équateur. Spécialement Porta. Impossible de parcourir une rue sans croiser de boutique Porta. Porta et sa mongolfière rouge commanditent plusieurs événements sportifs ou culturels. On peut acheter des cellulaires non seulement dans ces boutiques, mais aussi au supermarché ou au terminal d'autobus. Les cartes d'appel sont vendue bien sur dans tous les dépanneurs, mais aussi par des hommes et femmes qui les vendent aux intersections lorsque les automobiliste s'arrêtent. Ces personnes revêtent un one-piece coloré aux couleurs de la compagnie pour laquelle ils travaillent et ressemblablent ainsi étrangement à des mécaniciens de course. (note à moi-même de prendre une photo d'un de ces personnage.)
Tout le monde possède un cellulaire ici. Je m'en suis procurer un récemment. Les téméraires qui essayeront de m'appeler composeront ainsi le 088724191 pour rejoindre Isabellita. Il va sans dire que c'est un Porta. J'ai acheté le téléphone usagé de ma collègue de travail pour 15$, plus la puce (5$) et la carte de temps (20$) ca me fait un total de 40$ pour un bildule qui me sera très pratique. Aarani s'en était acheter un (60$!) et j'arrêtais pas de donner à mes nouvelles connaissances son numéro, alors aussi bien m'en acheter un!
La norme n'est pas de s'appeler, mais plutôt de s'envoyer de messages textes, car il sont beaucoup moins dispendieux. Je ne suis pas au courant du tarif exact par minute. Les appels entre abonnés de la même compagnie coutent moitié prix. (disons 0.25 au leu de .50). Les appels entrants sont gratuits, et le temps est calculé à la seconde près (pas comme mon maudit Fido!).
Chose très très plate, on ne peut pas appeler sur un cellulaire à partir d'un téléphone normal. Il faut acheter une carte d'appel en plastique, disons Porta de 3$, qu'on utilisera avec un téléphone public Porta, pour appeler sur un cell. Les cabines publiques de cellulaire n'ont pas de fente pour la monnaie. J'ai aussi essayé d'appeler sur le cell de Aarani à partir de ma maison, mais impossible.
La fiabilité des communication est variable... Le téléphone de chez Vanessa tombe facilement hors usage lorsqu'il pleut beaucoup. Le chum de Aarani s'est plaint plusieurs fois que ses messages textes ne se rendaient pas sur son cellulaire.
Internet peut-être très très lent certains jours. Par contre il est accesible à partir d'à peu près tous les 4 coins de rues. 1 heure coute entre 2 et 3 fois plus cher qu'au Pérou, donc entre 0.60 et 0.90.