23 avril 2007
Cuyabeno
La semaine dernière José Luis et moi sommes allés faire un tour de 5 jours dans la jungle. Plus précisément au parc de Cuyabeno au nord-est, duquel on avait eu, avec raison, de bons échos. Le climat était chaud et humide, mais supportable. Plus que ce que je m’attendais. Et beaucoup moins de moustiques que je pensais. Ma protection contre la malaria s’avéra presque inutile car je ne reçu pratiquement aucune piqûre (contrairement a mon chum duquel les moustiques se régalaient). Les cabanas du lodge Samona étaient bien, malgré que dépourvues d’électricité (la norme pour toutes les lodges du parc). La nourriture était bonne. Le groupe assez sympathique était composé de 8 gringos, de Hollande, de Grèce et des États-Unis, mon copain étant le seul Équatorien.
Notre guide, Neiser, était vraiment génial, spottant le moindre animal caché dans l’immense jungle, même la nuit ou lorsqu’on passait en vitesse en bateau devant. On fit plusieurs balades en bateau a moteur. Il y plusieurs lodges dans le parc et je croyais que le va-et-vient et le bruit les effrayeraient, mais, ça a tout l’air que non car on a pu apercevoir plusieurs animaux. La plupart très bien cachés, haut dans les arbres ou seulement visibles l’espace d’un moment.
Notre guide trimbalait partout avec lui ses longues vues et son télescope, unique manière de nous faire voir les oiseaux perchés haut dans les arbres.
On fit une excursion nocturne particulièrement excitante. Premier pas en débarquant du bateau, le guide marche dans une assez grande toile d’une assez grande araignée. Arggg!! Je marchais les bras collés le long de mon corps afin de ne rien accrocher. Plusieurs grandes araignées poilues et immobiles un peu partout sur notre chemin. Une grenouille treefrog super cute avec de grands yeux qui tournait la tête et nous regardait, puis sautait d’arbre en arbre. Des yeux rouges proches du rivages signifiaient que des caïmans étaient dans le coin.
A la fin de notre séjour on rédigea la liste de to
ut ce qu’on avait vu :
- 3 serpents (boa, anaconda, X (le plus venimeux de tout l’Amérique du Sud ), moreta (rouge)
- 2 paresseux
- 2 toucans
- 1 caïman de 4 mètres (aperçu le jour ce qui est assez rare)et plusieurs autres la nuit
- 3 perroquets verts
- 4 dauphins roses (a peine les nageoires dorsales)
- 3 piranhas (argent, rouge, noir)
- 6 types de singes, plusieurs traversant la rivière d’arbre en arbre
au dessus de nos têtes - 1 tarentule et 3 autres grosses araignées
- plusieurs chauve-souris
- plusieurs martins-pêcheurs, pique-bois, cormoran, un genre d’oiseau ressemblant a un faisan
- 1 poisson-chat toxique
- 2 méga milles-pattes
- 3 types de grosses sauterelles
- des milliers de fourmis, partout, tout le temps (dont une sorte qui est goûte le citron…que certains ont essayé mais pas moi…)
- 3 lézards
- 3 grenouille toxiques
- 1 treefrog très cuuuute
- plusieurs grands papillons bleus, plusieurs jaunes et blancs
Quelques trucs pour profiter au maximum de l’expérience. #1 Suivre de près le guide, être les premiers dans les randonnée, ce qui fait que lorsqu’il trouve quelque chose ou arrange le télescope, la bébitte en question n’a pas le temps de se sauver. De plus on ne manque aucune information de ce qu’il raconte. #2 S’asseoir en avant dans le bateau. Même raison que le #1, mais en plus on n’a pas tout le groupe dans le paysage lorsqu’on veut prendre des photos. #3 ne pas se faire trop d’attentes, ne pas s’attendre a voir un anaconda de 6 mètres, pour limiter les déceptions.
Les autres activités. Baignade dans le fleuve infesté de piranhas et caïmans. (Ca sonne dangereux mais il y a aucune crainte a avoir, on se baignait tout près du bord, les piranhas sont des charognards alors n’attaquent pas les animaux vivants et les caïmans n’étaient pas du tout dans le coin et n’attaquent pas non plus.) On a visité un chaman, qui nous parlait que pour soigner ses patients, il ingérait une boisson hallucinogène qui lui révèle ou se trouve le maux et comment le traiter. Il nous fit faire le tour de son jardin, nous présentant ses plantes aux vertus curatives. Il dit qu’il y a souvent des étudiants en médecine étrangers qui viennent le visiter et passer quelques jours avec lui. Nous avons aussi essayé la pêche aux piranhas, avec des morceaux de steak en guise d’appât. Naiser attrapa bien 6 poissons mais pour le reste du groupe la pêche ne fut pas très fructueuse. José Luis insista pour conserver la plus grosse pris pour la manger. On pu aussi contempler le splendide coucher de soleil sur la rivière.
Le vendredi matin, on revint vers Lago Agrio, après avoir fait 2hres de bateau et 3 d’autobus. Entre les deux transports, un groupe de travailleurs d’une pétrolière en pause insista pour me prendre en photo. Youre so beautifullllll. Ah la la. Ensuite, on arriva au même aéroport d’ou on était arrivés, a Lago Agrio, ou ceux plusieurs de notre groupe s’achetèrent des billets de dernières minutes question de ne pas voir a se taper 10hres de bus. Il y avait une ambulance transportant une personne en civière, qui devait prendre le même vol pour aller se faire soigner a Quito. Ils la firent monter en premier et lorsque le reste des passagers fut embarqué et l’avion quasi prêt a décoller, on entendit un membre de l’équipage dire La senora fallecido. Elle était morte. Oufff. Déjà que j’aime pas trop prendre l’avion, le fait que quelqu’un meurt a bord n’améliorait pas les choses…
Mon expérience dans la jungle a vraiment été super. Si vous voulez voir mes nombreuses photos :
http://www.ringo.com/photos/photo.html?photoId=210421999
21 mars 2007
Quilotoa
En début de semaine José Luis et moi on est allés a Quilotoa ou l’attraction principale est un lac émeraude situé dans le cratère d’un volcan endormi.
On se rendit d’abord au terminal de Quito, ou il on prit un bus en direction de la ville de Lactacunga. On descendit, puis on embarqua dans le seul bus se rendant au village de Quilotoa, lequel était rempli uniquement d’indiens. Chapeaux à plume de paon (qui cachent une chevelure laquelle je doute n’a pas été lavée depuis plusieurs jours). Sourires ornés d’or. Vêtements et châles colorés. Le territoire est majoritairement peuplé d’indiens, la plupart éleveurs ou agriculteurs. Dans cette région montagneuse, les terrasses et enclos atteignent parfois des degrés impressionnant d’inclinaison. On remarque quelquefois des vaches ou des moutons dans des zones très escarpées, auxquelles moi-même je n’oserais pas m’aventurer. Le bus grimpa et grimpa, le froid aussi ; Quilotoa est située a 1000 mètres de plus que Quito (qui est quand même la 2e plus haute capitale en AmduSud). Le voyage de 2 heures passa très vite, car encore une fois j’observai les magnifiques paysages : les milles tons de vert des terrasses, des montagnes souvent emmitouflées dans les nuages…et des huttes? José, que es esto? Et bien ce sont des maisons il me répond. Ouf, mais ça doit être terriblement froid la nuit. Oui, mais ils y sont habitués. Le bus continue, je remarque une petite fille qui sort d’une maison en tôle avec toit de feuilles. … et ils vont a l’école? Quelques-uns oui, quelques-un non. La plupart apprennent les bases, c’est a dire écrire, lire, additionner, soustraire. C’est un peu triste, ainsi ils ont donc pas le choix de devenir quelque chose d’autre que fermiers...
On arriva a Quilotoa, petit village constitué d’une vingtaine de maisons, dont la moitié contiennent l’inscription Hostal quelquechose sur un mur. Il fait très froid, j’aurais souhaité avoir une tuque. Je réalisa que c’etait la région en Équateur la plus froide que j’eu visité, José me dit que lui aussi. On allât rapidement au mirador pour voir la lagune ; wow, plus grande que je pensais. On visita trois hostal, on opta pour celui ou habitaient déjà quelques gringos. On entendit parler anglais, japonais, français et quechua au souper. On allât ensuite se réfugier dans notre chambre, qui contenait heureusement un four à bois. José m’apprit a jouer au 40 entre deux assassinats de papillons de nuit. Le lendemain je me réveillai, contente d’être en vie même si on s’était endormis le four allumé. On mangea la moitié du déjeuner pas trop appétissant qui nous fût servi ; le chat à 1 oreille se chargea de manger les œufs de mon chum. On packta nos choses et on se dirigea vers la laguna.
On entama la descente sur chemin assez escarpé constitué de sable et de petites roches, un type de route que je déteste car il est facile de glisser. On descendit donc assez lentement et on fût surpris d’apercevoir un indien nous dépasser en toute vitesse avec son âne. On continua la descente puis on croisa un groupe de gringos qui remontaient sur des ânes. Une indienne nous demanda si on était sûrs de ne pas vouloir revenir de cette façon, je l’assurai que non. On arriva finalement au lac, d’une eau verte bleutée, avec des traces orangées proche du rivage. José m’informa que rien ne vivait dans ce lac, car l’eau est sulfureuse. Non seulement sulfureuse, mais mystérieusement salée ; plusieurs ont ainsi émit la théorie que le lac posséderait peut-être une quelconque connexion avec la mer. Je pris quelques photos puis on commença la remontée… plus épuisante que je croyais. Je devais carrément m’arrêter a chaque 3 minutes pour reprendre mon souffle. Je regrettai presque de ne pas avoir accepté de remonter à dos d’âne. Au tiers du chemin, le cœur débattant, je me sentie particulièrement faible et j’appréciai encore une fois d’avoir José à mes côtés, pour m’attendre, me dire de manger de quoi de sucré et porter mes choses. Je savais que rien de très mal pouvait arriver, mais je pensais aux gens plus âgés qui pourraient nécessiter de l’aide médicale rapidement à 2h de la civilisation, c’est pas évident. Donc je me reposai un bon 20 minutes, puis on reprit notre chemin très tranquillement.
La veille on nous avait dit que le dernier bus le lendemain repartait à 14h. On fut étonnés de cela, sachant que la veille on était arrivés vers 17h. José supposait que lorsqu’il se fait tard, les bus ne vont pas jusqu’a Quilotoa. Les chauffeurs ne s’y rendent à cette heure uniquement s’il y a des passagers dont la destination est Quilotoa ; les bus vides n’y vont pas. Ainsi, les touristes doivent rester pour la nuit dans un hostal, car il ne peuvent pas revenir en bus. On repartit vers Lactacunga sur le bus de 13h. En prenant en passant quelques indiennes, dont une accompagnée d’un mouton… qui voyagea sur le toit!
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23 février 2007
San Jacinto
À l’occasion du carnaval, tout le monde avait le lundi et mardi de congé, on en a profité pour aller à la plage, plus précisément à San Jacinto, où le père d’un ami de José Luis possède un hôtel.
Petite erreur, j’avais invité Olga à se joindre à nous. José m’avais averti qu’elle n’était pas un cadeau en voyage. Je sentais qu’elle voulait venir, pas rester seule à Quito cette longue fin de semaine, je me serais sentie mal de l’abandonner. J’ai déjà raconté à quel point elle oublie toujours tout, alors ce fut pas du tout une surprise lorsqu’elle oublia sa mallette dans l’autobus en descendant à San Jacinto. La destination finale du bus était Bahia de Caraquez ; José s’offrit immédiatement pour aller la chercher et dût attendre sous le cuisant soleil de midi un autre bus y allant, afin d’aller récupérer la maudite valise de sa maman. Olga mit à l’épreuve sans cesse notre patience durant ce weekend… Elle marchait toujours ultra lentement, avait apporté 4 paires de sandales propres pour sortir, mais aucune pour simplement marcher, avait faim à des heures inappropriées, s’inquiétait pour un rien, n’était pas prévoyante du tout, oubliait maintes fois différentes choses. José se sentait comme s’il devait toujours penser pour deux, surveiller toutes ses affaires pour être sûr qu’elle n’oublie rien. Autre détail, l’ayant toujours avec nous, disons que moi et José on avait beaucoup moins d’intimité. Heureusement que Santiago était là pour s’occuper un peu d’elle…
Côté forme, disons que je ne pétais pas le feu en fin de semaine. Première fois que j’allais à la plage et que c’était non seulement très chaud, mais humide, suffocant. Le samedi en particulier me faisait penser à nos canicules, un climat duquel j’aurais préféré me cacher dans un sous sol ou une pièce à l’air climatisé. Mais non, nous on prenait le bus et on marchait, et marchait. Pas étonnant que je ne me senti vraiment pas bien à bord du bus vers Bahia de Caraquez. Je me sentais blanche, étourdie, ultra fatiguée… Heureusement que José était là pour prendre soin de moi. Après plusieurs bouteilles d’eau et de gatorade je me senti mieux. Mais toujours aussi fatiguée. J’ai dû passer plus que la moitié de la fin de semaine étendue à me reposer, car la chaleur et les nuits courtes m’épuisaient. On faisait du camping dans la cour arrière à côté du stationnement et nos nuits étaient très courtes car l’activité commençait très tôt le matin. De plus, on ne dormait pas très bien, car on manquait d’air dans la tente et on était dérangés par les moustiques et la pluie. Au aurait bien souhaité pouvoir avoir une chambre, mais tout était plein pour le carnaval.
Je crois que le carnaval est célébré un peu partout en Amérique du Sud, une occasion de fêter la joie de vivre. Partout en Équateur, les enfants, ados et même adultes aspergent les passants (plus souvent les passantES) d’eau et quelquefois de mousse, ou de craie colorée. Les fusils à l’eau sont en ventes sur plusieurs coins de rues. Les ballounes d’eau sont une autre arme utilisée. Il faut bien surveiller ses arrières pour ne pas être une victime, surtout les filles moindrement jolies. Je me suis fait aspergée d’eau environ 5 fois et mis de la mousse dans le dos 3 fois… Les gens aspergent même les bus, gare aux fenêtres ouvertes! À Manta, José et moi on a vu une fille toute pomponnée se faire verser une méga chaudière d’eau sur elle, de la fenêtre d’un bâtiment.
L’hôtel de l’ami de José, Pedro, était en fait ZE hôtel de San Jacinto. Blanc, plusieurs étages, très beau, avec gigantesque piste de danse et restaurant, tables de pool et piscines. Le barman qui y travaillait ne connaissait pas de cocktails et José s’improvisa quelquefois barman. Olga et moi on avait pratiquement tous les drinks qu’on souhaitait gratuits (on n’en abusa toutefois pas). Je pu pratiquer la salsa avec mon chéri et Santiago. Je m’en viens pas pire…je compte faire un vidéo pour vous montrer mes talents, surveillez-ça! (À mon retour je ferai partie de la troupe d’Anne-Marie ah ah!)
On se baigna un peu dans la mer en face de l’hôtel, mais les vagues me faisaient peur… On ne se trouvait pas très loin, seulement assez profond pour avoir de l’eau aux genoux mais elles arrivaient avec une telle force qu’elles pouvaient facilement nous renverser. José a entendu à la tv que seulement durant le carnaval, il y avait eu 700 appels d’urgence, dont 400 dans la province de Manabi (plage du sud où on se trouvait). J’arrive facilement à croire qu’une bonne partie de ces appels sont des noyades. Par contre, la mer si dangereuse soit-elle, nous offre quelquefois de magnifiques couchers de soleil…
Côté balades, on ne s’aventura pas très loin, particulièrement car il faisait si chaud. Le samedi allât faire un tour à Bahia de Caraquez, où les plages étaient bondées de monde. On prit le bateau pour traverser la baie en observant les pélicans qui pêchaient. De retour à Bahia, je découvris un mini magasin où une madame vendait des caramboles 2 POUR 5 cents!!! J’en pris 10!! Depuis des jours que je cherchais des caramboles!! José dit que le père de Pedro fut étonné de voir que je mangeais ces -choses- qu’il considérait comme des ordures (??) parce que supposément qu’elles poussent partout, or à date j’en ai vu nul part. Une carambole coûte environ 3$ au Québec. Et 2 sous et demie ici! Wow! Disons que j’achète pour 50$ de caramboles ici, et que je les exporte au Canada… ca me donne donc 6000$. Et si j’en achète pour 5000$? Oui oui, 200 000$! Bien sur, ce sont 2 cents et demies US, alors ca en donne un peu moins et faut compter les frais de transport et tout… Mais bon, même si ca donne la moitié de la somme, c’est fou. Je me pars une entreprise d’exportation de caramboles, qui embarque?
C’est rarement la routine ici. Péripétie par-dessus péripéties, le royaume des choses inattendues. Une panne de courant plongea San Jacinto dans le noir durant une bonne partie de deux soirées. Causée par une trop grande demande, la cortado de Luz (panne de lumière) nous obligeât à manger à la chandelle et le samedi soir Olga et moi à cuisiner à la chandelle. On avait acheté du poisson fraichement pêché le matin, et le soir on parvint finalement à le cuisiner dans la cuisine, disons-le pas très salubre de l’hôtel où dormait Olga. Je crois que Patate aurait capoté, de voir les conditions dans lesquelles on cuisinait. J’ouvre le frigo, insectes se promènent sur la viande. Sur le comptoir, les fourmis se promènent tout proche de l’assiette où je cuisine, qui est déposée à côté du sac de nourriture pour chien. Le mieux que je peux faire c’est d’aller me laver les mains ultra souvent… mais il n’y a pas de savon! Grr! Étonnamment, ce poisson fut un des meilleurs que je n’ai jamais mangé. On soupa sur une table dehors, où une famille finissait de manger… une famille qui n’en finissait plus de me regarder. Alllo! Oui je suis la! Ca me tape un peu, cette attitude vraiment pas subtile de dévisager le monde différent…
Le plan initial était d’aller à Guayaquil après San Jacinto. On ne trouva toutefois pas de billets de bus pour y aller. Bien, si il y en aurait eu, mais sans salle de bain, et avec mon penchant de déshydratation et dans une Guayaquil réputée pour être très chaude, je ne crois pas que j’aurais apprécié l’expérience. On se dirigea donc à Manta, où on trouva un hôtel frais avec piscine sur le toit et vue sur mer pour 10$ par personne. José me dit que c’est ici qu’il aimerait rester, car il aime la plage et les grosses villes. On allât se promener au Malecon, ou se trouvent plusieurs restos (dont un géré par un Algérien dont la femme est de Montréal). On apprécia grandement d’être enfin seuls…
Le retour en bus fut pénible. Premièrement la dame du bus décida que je ne pouvais pas amener mon sac à dos à bord. Ensuite le bus s’éternisa durant de longues minutes plusieurs fois à différentes places. Finalement on arriva à Quito à 12h30, après 10h30 de route! Maudit bus de jour!
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22 février 2007
Trajet Quito-Playa en bus
3 fois j’ai pris le bus de nuit de Quito pour aller à la plage. On préfère prendre le bus de nuit, car on arrive plus tôt à la playa, le temps passe plus vite car on se repose et trajet est plus court. Durant un trajet de jour, les arrêts sont très nombreux (un voyage de 9h de nuit peut alors en prendre 10h30 le jour).
Je ne peux pas dormir dans les transports, que ce soit en avion ou en bus, alors disons que je vois plus le temps passer…
- 21h35 : Arrivée à la Panamérica. Il y a plusieurs bus dans le même emplacement, on demande lequel part à 22h. Il fait très froid et pleut, on entre dans le terminal attendre ou des familles attendent en regardant un des deux soap-operas qui jouent sur les vielles télévisions accrochées au plafond
- 21h45 : On entre dans le bus. Je remarque que les quatre premiers sièges sont occupés par des gringas aux cheveux blonds. Les touristes étrangers achètent généralement leurs billets très en avance alors ils ont souvent les premiers bancs.
- 21h53 : Départ de Quito. Une chance qu’on est arrivés avant, cette fois le bus part un peu avant son heure…
- 22h30 : Un employé met un film, cette fois on a droit à un vieux film de Jean Claude Van Damme à propos chinois de la mafia cherchant sa fille.
- 22h40 : Il fait très froid dans le bus, je suis bien contente d’avoir mis mes jeans et mes bas chauds, je sors mes pantalons pyjamas de mon sac à dos et les je les enroule autour de mes jambes pour me réchauffer
- 23h45 : Je me repose en écoutant la musique qui se trouve dans mon folder de musica nueva, le même que j’écoute en boucle depuis des semaines
- 24h00 : Je remarque que José dort à côté de moi
- 24h30 : Je mets mes précieux bouchons pour les oreilles
- 1h30 : Il commence à faire chaud, j’enlève mon coton ouaté
- 1h45 : Je remarque que le chauffeur utilise souvent les freins ; normal on passe de 2800 mètres d’altitude au niveau de la mer
- 2h00 : Il fait de plus en plus chaud et surtout, surtout très humide. J’ouvre la fenêtre pour pouvoir mieux respirer. J’enlève mes souliers, mes bas chauds, je retrousse mes jeans aux genoux
- 3h00 : Je regarde autour de moi, tout le monde dort, je suis jalouse.
- 3h15 : Il fait très chaud, ouff, je prends à chaque 10 minutes de grandes bouffées d’air de la fenêtre. J’ai vraiment chaud avec mon chandail à manches longues. Tout le monde dort, alors personne ne me voit lorsque je l’enlève en vitesse pour mettre ma camisole.
- 3h30, 4h00, 4h30 : je me repose, et regarde l’heure de temps en temps, le temps passe quand même vite lorsqu’on se repose…
- 5h00 : Je regarde à l’extérieur, le soleil se lève sur un paysage enveloppé de nuages
- 5h15-5h45 : Je dors une demie-heure
- 7h00 : On est enfin arrivés, on débarque du bus, les chauffeurs de taxi se précipitent vers nous
05 février 2007
Riobamba
En fin de semaine, Vanessa et moi sommes allées à Riobamba, pour une balade en train que nos livres de voyages nous suggéraient fortement. Disons que ce fût beaucoup de bus (6 hres aller, 6 retour) pour une balade bien, mais décevante sur plusieurs points.
D'abord il fallait aller jusqu'au maudit terminal du sud sud de la ville pour prendre un bus qui allait à Riobamba. 4 hres plus tard on arrive dans cette ville très boff et on va directement à la gare pour acheter nos billets de train. On se fait dire de revenir à 16h. On se trouve un hostal à 7$, on revient à 15h53 à la gare où une grosse file de gringos nous attendait. La madame juste en avant de moi acheta une vingtaine de billets pour un groupe, puis à notre tour bien sur il en restait plus. On avait donc pas le choix d'aller en bus jusqu'à Alausi, de manquer le chemin Riobamba-Alausi et de seulement faire la partie la plus intéressante, Alausi-Nariz Del Diablo. Mautadit.
Après l'achat des billets on se promena dans Riobamaba, ville très ordinaire, on se serait crues dans une partie du sud de Quito. On visita les plazas très rapidement sans prendre de photos, car des personnes un peu suspectes y erraient et on ne sentait pas à l'aise de sortir nos cams. On trouva une murale cool, puis on monta vers un parc ou des jeunes faisaient du breakdancing. On enfourcha des animaux stylisés, puis on allâts souper dans un resto on-ne-peut-plus américain.
Réveil à 6h car le bus partait à 7h. Étrange d'être dans un bus uniquement entourées de gringos. Ca feelais vraiment trop voyage organisé. Yeurk. On arrive à Alausi, ou on attend 2 hres, pour se faire dire que finalement on prendra pas le train à 11h mais à 12h30. 3h30 d'attente. Cibole. On aurait pu dormir jusqu'à 9 et le bus aurait pu partir plus tard, non? Ben non, faut que les gringos passent le plus de temps au village, ou ils pourraient dépenser. Dépenser pour manger. Dépenser dans les kiosques d'artisanat. C'est plus rentable de nous faire attendre longtemps. Grrrr.
Tannée de jouer à snakes sur mon cell, je me mis à jaser avec la fille qui attendait à côté de moi. Elle et son groupe d'amies était en Équateur depuis fin novembre. Elles avaient travaillé dans une ferme sur la côte (ou elles avaient pourtant payer pour loyer et manger?).
Elle se dirigeaient vers le Pérou après et restaient jusqu'en mai. Je découvrit aussi un groupe de 4 QUÉBÉCOIS! J'étais tellement heureuse de pouvoir parler québécois! Eux ils peuvent se parler entre eux alors ils semblaient pas particulièrement contents de trouver une québécoise. Je pense que le choc culturel inverse commence, car je ne sentais bizarre face à eux, je leur auraient tous donné un bec sur la joue en partant, mais eux restaient plutôts froids, quoique sympa, mais froids. Ils étaient de trois-rivières et était en amérique latine depuis 5 mois. Ils avaient atterit au Guatemala, puis ils ont visité Nicaragua-Costa Rica-Panama. Vol Panama-Quito, puis ils iront au Pérou et en Bolivie. Ataboy. (..moi qui me trouvait hot avec mon 3 mois à Quito). Disons que rencontrer des personnes qui partent pour beaucoup plus longtemps et plus loin que moi est courant.

Finalement le -train- arriva. J'avais vu sur tous plein de poster un vrai train, avec une locomotive. Or le train c'était en fait un genre de bus sur rails. Colinne. On grimpe en haut. On s'assit à gauche, et apres quand le toit est rempli, je me souviens que quelqu'un m'avait dit qu'il fallait absolument s'assir à droite pour pouvoir voir les paysages. Merde. Le train recula... et changea de direction! On était en fait assises à droite! Woohoo! Notre bus-train nous emena sur une balade époustoufflante, mais courte (35 min) car au bout du chemin, le groupe en haut devait switcher avec le groupe du bas. En bas, on voyait pas grand chose, mais on entendait beaucoup de bruits suspects. Mon livre de voyage mentionnnait que le train déraillait souvent, alors disons que c'étais plutôt inquiétant.
On retourna donc à Alausi ou bien sur on rata de 10 minutes le bus direct pour aller à Quito. Donc bus Alausi-Riobamba. Puis Riobamba-Quito. On avait l'impression qu'on avait passé l'entière fin de semaine dans des bus. On arriva au Terminal vers 21h, ou mon chéri nous attendait, mort de fatigue car il avait joué une dizaine de parties de futbol dans la journée.
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17 janvier 2007
Mindo II
Lors de notre première visite à Mindo, la pluie en après-midi avait ruiné nos plans, on s’était alors dit qu’on reviendrait, ce qu’on fit en fin de semaine. Les filles étaient supposées se joindre à nous, mais finalement Aarani y ira avec sa famille et c’était l’anniversaire de la mère de Vanessa, alors on partit juste les deux. Le midi avant de partir José et moi on dina au resto de fruits de mer de son ami, ou on dégusta entre autres un encebollado, soupe de poisson et oignons, dans un jus très citronné. (C’était bien, mais je n’aurais pas pu le manger au complet…). Puis, on prit le bus direct pour Mindo qui passait miraculeusement en face du resto.
À peine 2 heures plus tard, après le même magnifique trajet dans la rainforest (je m’en tanne pas!) on débarqua à la fourche qui mène à Mindo, ou on joua au aki quelques minutes sous la pluie avec une tite fille équatorienne avant de prendre le bus vers le village de Mindo. Bien sûr on retourna à notre hostal avec jacuzzi, Gallo de la Pena. On avait apporté de la hierba buena pour des mojitos,
(pour éviter d’en chercher 1h30 comme la fois précédente!) mais finalement on était crevés alors on laissa faire. Lendemain matin, on visita un des 3 (ou 4, ou 5?) Mariposarios de Mindo. Un peu décevant, on vit à peine 3 sortes de Mariposas, soit moins qu’au Botanical Garden de Quito. Par contre beaucoup de colibris, qui se laissaient approcher assez proche (même si ma cam vaut pas de la $%& pour les photographier). Une courte marche nous fit faire le tour du petit lac, et je fus un peu déçue de ne pas apercevoir l’armadillo qui était supposé habiter tout proche. La madame nous présenter la noix géante d’un espèce de palmier gigantesque, matériau dans lequel est fabriqué les cadeaux que j’ai achetés à Atacames.
Ensuite on fit le tubing, un peu dans le style du rafting, avec 7 ou 8 tubes attachés
ensemble, sur des rapides qui devaient être de force 1 (ou plutôt -1 car pas extrême du tout!). (Noter que la photo n'est pas de moi, je l'ai pris sur google pour illustrer l'activité). Le reste de l’équipage était constitué d’Équatoriens de Quito de la même famille dont quelques étudient ou travaillent à New York. C’est le cas de beaucoup de gens d’ici ; Voyager et vivre ici est fabuleux, mais pour étudier et travailler ($$), c’est mieux à l’étranger (States, Espagne, Canada). Alors on entreprit la descente, qui fut plutôt froide, mais beaucoup plus calme que je pensais. Et splendide bien sûr. Plantes gigantesques et variées de la rainforest à l’avant-plan, des arbres aux fleurs jaunes ou avec lianes et montagnes ennuagées à l’arrière-plan. Au retour on eu l’envie de se joindre au même groupe pour faire du canyoning, mais notre budget étant serré, on remit l’activité à une autre fois.
On revint en ville dans l’après-midi de lundi, journée pendant laquelle la majeure partie des habitants de Quito étaient en congé, pour l’assermentation du président Correa. Le bus de Mindo à Quito devait passer par la Mitad del Mundo, or la voie était bloquée car Correa se trouvait à la Mitad. Le chauffeur de bus contourna donc la zone bloquée en passant sur d’autres routes très poussiéreuses et dû demander son chemin à deux reprises. Une bump incroyable nous fit sauter au moins 20 cm de notre siège (imaginez à l’arrière du bus! Ouch!). Finalement le conducteur retrouva son chemin vers la grande route… mais dans le mauvais sens! L’autobus effectua donc un méga U-Turn sur cette voie assez fréquentée, puis lorsqu’on se retrouvât enfin sur le parcours officiel du bus vers Quito, tout le monde applaudit!
11 janvier 2007
Atacames
C’est assez rare que Josecito a le vendredi et samedi de congé, alors on en profita pour faire une escapade un peu plus loin, à Atacames, la plage la plus proche de Quito. À FGE, Je demandai à Elizabeth ce qu’elle pensait de la place, et elle me répondit qu’elle et son amie s’y étaient déjà faites volées, entre le terminal et la plage. Maria Dolores me rassura en me disant que c’était très touristique et pas dangereux du tout, surtout si je suis accompagnée d’un chico équatorien qui sait ou aller. La carte que m’avait donnée le médecin de la clinique de voyage démontrait que la province d’Esmeraldas, ou se trouve Atacames, se trouvait dans une zone à haut risque de malaria (la seule autre zone étant la jungle). Je m’étais donc dit qu’il était plus prudent de prendre mes pilules contre la malaria. Après avoir pris le bus vers chez José en oubliant les pilules, on revint à la Luz en auto pour les chercher, puis finalement juste avant de partir, je les ai oubliai sur le comptoir de la salle de bain! Ah là là! On n’avait pas le temps de revenir chez moi, alors on parti sans. José m’informa que jamais il avait prit un tel médicament, qu’il était allé plusieurs fois à Atacames et qu’il n’a jamais connu personne qui a attrapé la malaria. Je fus rassurée. Finalement, on prit place à bord du bus TransEsmeraldas, qui était schédulé pour partir à 12h25, et fut retardé un bon 20 minutes, car un homme avec un billet pour un départ antérieur refusait de céder son siège à une femme qui avait un billet pour le départ de 12h25.
Après 6 heures de route on arriva à Atacames, ou plusieurs taxi-bicyclettes attendaient les gringos qui ne savaient pas trop ou aller (pour sans doute les amener dans un hostal prédéterminé me dit José). L’endroit aurait peut-être pu être dangereux de nuit et désert, or il était 7am et il y avait des personnes dans les rues, alors on décida de marcher. On arriva sans problème à la playa, ou on choisi à la hâte un hostal. Après d’être un peu reposés dans une chambre très chaude ou l’air conditionné semblait brisé, on se dirigea à la playa, ou on
rencontra une amiga de José, qui se faisait faire des tresses. On lui laissa nos trucs, on alla se baigner, puis faire un tour de Hulkster, genre de grosse trippe tirée par un bateau. De loin ça avait l’air cool. Or (j’aime bien le mot Or) l’Océan Pacifique, ce n’est pas un lac calme du Québec. Les vagues sont grosses, l’eau salée me revolait violemment dans la figure et j’avais de la difficulté à garder les yeux ouverts. On devait très bien s’agripper et j’avais peur de tomber. J’avais peur, pas tant de tomber, mais de ne pas savoir ou et surtout quand j’allais tomber, parce que je fermais les yeux. Heureusement José cria Tranquil, tranquil et le chauffeur du bateau réduisit sa vitesse. De retour sur la terre ferme on se promena sur la plage en chassant
les cangrejos et on jeta un coup d’œil à un autre hôtel magnifique, avec bar DANS la piscine. José me fit part de son rêve de se bâtir un hôtel comme celui-ci… Hmm quelle vie ça serait. On revint vers la rue principale et on dina aux crevettes et… homard! J’en mangeais pour la première fois, je m’attendais à ce qu’il soit plus gros, rouge et avec des pinces. Or (hihi!!!) il était moyennement gros, orange et les pinces remplacées par deux autres pattes géantes. On (plutôt je) fis quelques achats dans le marché sur la rue principale. Sandales à 4$, boucles d’oreilles à 1$ et cadeaux pour mamita et hermanita que José me négocia 2 pour 8$ au lieu de 8$ chaque. Une vague de fatigue me pris et j'allai me reposer un peu, à l’hostal qui en fin de compte n’était pas très génial. Chaud (air climatisé brisé), bruyant (à côté d’une discothèque) et d’une propreté relative (lézard dans la chambre?). José revint vers 21h : Prends tes choses on change d’hostal! Il nous avait trouvé un autre hostal plus frais, calme… et moins cher! On n’avait pas encore payé le premier (La Carminata) alors on prit nos trucs et déménagea à La Perla.
À FGE, pour Noel j’ai reçu un panier plein de denrées alimentaires : conserves, condiments, pâtes, café, chocolat… et vin rouge! J’avais amené le vin rouge et les cerises au marasquin avec l’idée de faire de la sangria. José acheta du sprite, jus d’orange (frais bien sur!) et glace et je fus la barmaid cette soirée. Atacame est la plage de prédilection des Quitenos (habitants de Quit
o) et plusieurs colombiens viennent aussi y faire un tour, car elle ne se trouve qu’à quelques heures de la frontière. Atacames est plus gros que Montanita et tout se trouve sur la rue principale, donnant sur la mer. Une dizaine de bars-discothèque cohabitent carrément l’une à côté de l’autre. Ce sont des constructions ouvertes, en billots de bois avec des toits en paille, dont certaines ont deux étages. Les comptoirs sont décorés de fruits exotiques frais (ananas, agrumes, noix de coco) et devant eux sont placés des sièges suspendus, un peu comme des balançoires. La musique qui y joue est
majoritairement du regaeton, mais aussi de la salsa, de la cumbia et du merengue. On fut un peu déçus qu’il n’y eu pas plus de salsa. Par contre, la maudite chanson Pam Pam Pam (vous connaissez au Québec?), les dj ne se lassaient pas de la jouer. On l’entendit 4 fois durant le jour sur la plage, puis lorsqu’on se promenait de bar en bars, on constata que 4 bars la jouaient simultanément! Lorsque la musique nous déplait ou qu’on veut se dégourdir les jambes, on peut se promener librement d’un bar à l’autre sans payer aucun cover. Afin de payer un peu moins cher l’alcool, on peut l’acheter dans le dépanneur en face du bar, ouvert 24, et boire sur la rue à l’entrée du bar. Les bars sont directement sur la plage et l’illumine, donc plusieurs finissaient leur soirée à se baigner dans la mer ou autour d’un feu de camp.
Fait étrange, il m’est arrivé d’apercevoir des enfants dans les bars, qui devaient n’avoir que 13 ou 14 ans. La host sister de 13 ans de Colby est ainsi venue (avec sa mère) avec nous quand nous sommes sortis à Cuenca. À Atacame, j’ai vu de très jeunes enfants, sûrement ceux des proprios ou des employés en service, se promener dans le bar, aux petites heures du matin. J’ai aussi vu un autre noir, qui devait avoir 9 ans, déboucher et servir une bière à un client.
Le lendemain on se leva un peu trop tard pour notre rendez vous avec un certain type pour faire du snorkeling, et on tenta d’aller le trouver à Suya, petite ville à l’autre bout de la plage. On y allât en joggant, on chercha désespérément l’homme mais on ne le trouva pas. On perdit ainsi notre avant midi, car après on devait retourner à l’hostal à 13h, puis partir à 15h. Comme d’habitude sur le chemin du retour, je passai tout le trajet à regarder dehors. Nombreuse rivières, parties de futbol, pétrolerie. Et José m’apprit du slang en même temps… Donde chucha estamos? Quand on revint à Quito, José s’aperçu qu’il avait oublié de remettre la clé au premier hostal…oops! Faut aussi dire que je m’avais inquiéter pour rien au niveau de la malaria, car j’ai pas vu un seul moustique de la fin de semaine!
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05 janvier 2007
Otavalo
On prit un bus proche de chez José pour aller vers Otavalo… carrément sur le bord de l’autoroute, je trouvais ca un peu étrange mais il m’assura que c’était normal. Ici, les bus s’arrêtent un peu n’ importe où, souvent entre les arrêts officiels, question de faire monter le plus de monde possible. Il y a quelques lacs proches d’Otavalo, et on avait prévu faire une rando sur l’île sur l’un d’eux. On s’informa sur le chemin à prendre pour y aller et on apprit qu’un pyromane avait mis l’île en feu, et qu’il était impossible d’y aller. À la place on fit un tit tour de bateau sur le lago San Pablo, au pied d’un volcan player (José m’a raconté une légende assez étrange à propos des volcans de la région). Le lac est très froid, et chaque septembre, une compétition y a lieu pour le traverser dans le sens le plus large. Les nageurs de la région s’enduisent de vaseline pour combattre le froid de cette nage de 4 km, tandis que les gringos plus fortunés y vont en wetsuit.
On débarqua l’autre côté du lac pour aller vers le Parque de los Condors, une attraction toute récente, dans un coin que José lui-même n’avait jamais visité. Le chemin était assez mal indiqué, donc on demanda notre chemin trois fois, et chaque fois la réponse était différente. On abouti dans un chemin de terre à pic entre deux champs, ou les moustiques nous ravageaient les jambes. Heureusement on fini par trouver le parc, qui abritait plusieurs couples d’oiseaux de proie, d’hibous et un couple de condors. Je trouvais cela un peu triste qu’ils soient enfermés ainsi, les aigles semblaient vouloir sortir, et les hiboux faisaient pitié au gros soleil, eux qui vivent dans la noirceur habituellement. José et moi on avait envie de les sauver… au moins il me fit remarquer à l’endos de notre billet la mention que aucun animal n’avait été capturé, tous avait été élevé en captivité ou secourus.
La seconde attraction dans le coin était la chute (bien oui, l’Équateur regorge de cascadas!). On emprunta un sentier situé derrière le parc pour y aller. Je détestai ce chemin de fortune, d’une grande inclinaison, entouré de plantes souvent épineuses et duquel j’avais toujours peur de glisser, une chance que mon ami était là pour m’aider. Finalement on est arrivés sains et sauf en bas, ou la chute tombait avec force. Le parc et son chemin près de la chute étaient très bien, avec de grands eucalyptus. On avait l’estomac dans les talons alors on ne prit pas le temps de s’y balader et on prit un bus à 18 cennes pour retourner à Otavalo. Après le diner on allât au marché de los Ponchos, que plusieurs gringos étaient en train de visiter. Je m’achetai une bague à 50 cennes et un cadeau pour JF. Je voulais acheter un hamac, et mon négociateur José passa beaucoup de temps à essayer de m’en dealer un. Finalement on laissa faire, car je n’étais pas trop décidée et que anyway, des hamacs, il y en a partout.
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Mindo
Au fil des soirées à Seseribo, j’en suis venue à connaitre un peu plus José Luis. Certes il est charmant, mais finalement je ne crois pas que ce soit un player. Il est gentil, attentionné, le fun, et on aime bien faire des trucs ensemble. C’est mon prof d’espagnol et de salsa, mon traducteur, mon négociateur et mon guide touristique. Durant le congé des fêtes on est allés à Mindo et Otavalo.
Le chemin en bus de Quito à Mindo était splendide, dans la Cloudforest. J’eu les yeux rivés durant tout le trajet sur les montagnes dans les nuages, en écoutant les tounes des cités d’or. Après avoir pris une camionnette de la route jusqu’au village encore pas trop touristique de Mindo (futur Banos), on dut trouver un hostal. Plusieurs étaient fermés, pour une raison obscure, et finalement on opta pour un moyennement cher, à 12$ par personne, mais avec déjeuner et spa!
Ensuite on voulu se faire des mojitos, on acheta donc du rhum, des limes et du sucre, mais il manquait de la hierba buena! On partit donc à la recherche de ce fameux ingrédient… mais aucun magasin n’en possédait et on perdait espoir de jamais en trouver. Miraculeusement, on rencontra une madame qui arrosait ses plantes, et elle nous en donnant un peu de celles qu’elle possédait. Le seul moyen d’en trouver était donc dans les jardins du peuple, on alla donc frapper à la porte de quelques maisons, et on en trouva un peu plus. Mais on n’avait pas de glace! On acheta donc un méga bloc de glace que José cassa en tits morceaux avec son couteau et finalement on pu déguster nos mojitos. On termina la soirée avec un cours de salsa… (et j’appris que c’est mieux d’apprendre sans musique.)
Le lendemain on allât au Camino de las Cascadas, une promenade à travers la cloudforest qui nous fait voir différentes chutes. On trouva un arbre avec plusieurs lianes, donc une fausse (corde, surement mise
la pour les touristes) avec laquelle on pouvait se lancer dans le vide comme Tarzan. On arriva à un coin paradisiaque, qui continuait en un terrain privé. Une chute tombait dans une bassine avec tubes, qui tombait dans une autre chute. Arbres avec lianes autours, et des tonnes d’arbres et de plantes aux formes et aux grandeurs diverse. Le soleil, un arc-en-ciel. Wow. On continua notre chemin, en saluant un imposant mille-pattes qui passait par là. José, à la fois mon prof d’espagnol et mon guide touristique, m’informa que dans cette langue, le milles pattes a en fait cents pattes (cienpies) et que sa piqûre est comme celle du scorpion. On continua notre promenade et découvrit des ponts assez louches, donc plusieurs parties étaient manquante, et un donnait carrément dans le vide. On revint en reprenant la tarabita (téléphérique) vers l’autre montagne, comme on était venu… et je dis à José que j’espérais qu’ils entretiennent mieux leur Tarabita que leurs ponts!
Dans le camion pour revenir vers Mindo, il y avait plusieurs autres touristes. Un gars parlait à un homme équatorien, et lui dit qu’il venait du Canada. L’équatorien lui demanda, quelles langues il savait, anglais ou français, parce qu’il pensait que le pays parlait les deux. Le canadien fit une moue étrange et répondit sur le champ, No, no, only English, Canada is only English. Quoi?? Je n’avais pas dit un mot à date et je me gênai pas pour lui dire qu’il se trompait et que le français était aussi une langue officielle, et que mes autres amis canadiens l’avais tous appris un peu à l’école, et que ca voulait pas rien dire… GRRR
Le lendemain matin, on était supposé aller faire du tubing (descendre la rivière sur des tubes) et visiter le Mariposario (jardin des papillons), mais la pluie diluvienne nous fit remettre ces activités à une autre fois.
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26 décembre 2006
Isla de la Plata
La visite de l’Isla de la Plata (ou Galapagos des pauvres) était incluse dans le programme, question de nous faire découvrir une des richesses naturelles du pays. Après une balade d’une heure en bateau, on arriva à l’ile, accompagnés de deux guides et d’un couple de touristes danois. Il y avait deux possibilités de randonnées, j’optai pour le chemin sur lequel il y avait supposément plus d’oiseaux. Le climat de cette île est très sec, rares sont les arbres verts, tout est plutôt morne et brunâtre, voire grisâtre. Heureusement il y a les Bobbies (mot très apprécie de Colby!) à pattes bleues et rouges pour y ajouter un peu de couleur. Lors de notre visite ces oiseaux étaient en pleine période de reproduction, donc plusieurs couvaient des œufs ou surveillaient leurs un, deux ou trois bébés. La femelle est plus grande que le mâle, et la pupille de ses yeux est aussi plus grande. Le mâle émet un sifflement, tandis que le cri de la femelle ressemble plus à un grognement. Les bobbies ne sont pas apeurés par les humains, ils sont sans doute habitués à voir défiler des troupeaux de touristes. On pouvait les approcher jusqu’à un mètre et demi avant qu’ils ne commencent à siffler et à s’énerver un peu. La rando était bien, mais il faisait très chaud, et la fin fut très pénible. On était très heureux de se jeter à l’eau pour le snorkeling.
Le snorkeling (plongée en apnée) était définitivement plus intéressant. Je fus la dernière à me changer, alors j’héritai malheureusement du plus petit masque. Les beautés sous-marines que je vis me firent vite oublier ce désagrément. Des dizaines de poissons comme Doria dans Nemo! Je vis même un petit requin je crois lors de mon entrée dans l’eau. Autres types de poissons rencontrés: moyens mauve foncé avec ligne orange fluo, petits rayés bleu et jaune, petits taches noir blanc et jaune, gros bleus (poisson-lune je crois), autre sorte beige très mince et long. Les gars aperçurent même une grosse tortue, ils m’appelèrent pour que je vienne la voir, mais trop tard j’étais trop loin. Une autre chose que j’ai manquée et que je suis très heureuse de ne pas avoir vu, c’est le nuage de six méduses. Aarani a heureusement eu le temps d’avertir Guillaume qu’elles remontaient vers lui, et il sortit de l’eau à temps (et n’y retourna pas car il avait trop peur! J’aurais fait la même chose…). C’était la première fois que je plongeais dans de l’eau chaude. J’ai fait ma certif PADI au Québec, et je suis habituée de plonger dans de l’eau à 55F, en wetsuit long avec cagoule et bottes. C’était extraordinaire de pouvoir plonger sans wetsuit et de voir d’autres choses que nos poissons grisâtres du Québec. J’ai vu plusieurs merveilles en apnée, alors j’imagine que en vraie plongée ca doit être encore mieux. Je dois absolument en faire avant de quitter l’Équateur.
Une autre partie du parc national de Machilla, dont l’Isla de la Plata fait partie, est la plage de Los Frailes. Une courte escapade nous permit de découvrir cette belle plage de sable beige pâle. Nous étions les seuls présents, et Aarani eu une folle idée. Have you even swim naked? No… What? You’ve never done it! You have to do it it feels so natural. Hahaha pourquoi pas! On s’éloigna donc des gars et on enleva nos maillots durant quelques minutes. Les australiens se font ben bronzer les seins à l’air et les japonais vont dans les bains thermaux nus, alors ya rien la!
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